This post was originally published on this site

 Avant de défiler dans des rues de Port-au-Prince, les journalistes projettent de se rassembler sur la Place Nègre Marron au Champs-de-Mars. Il sera question de dénoncer les brutalités policières dont sont victimes des travailleurs de presse, informent les initiateurs

Mercredi 27 janvier 2021 ((rezonodwes.com))– À l’initiative du Collectif des médias en ligne (CMEL), des journalistes se mobilisent pour dénoncer les violences policières en forte recrudescence à Port-au-Prince et ailleurs.

Le comportement des agents de l’ordre lors des dernières manifestations organisées dans la capitale haïtienne indignent certains journalistes qui décèlent une tentative obscurantiste à dénoncer. 

Le 22 janvier dernier, plusieurs cas d’exactions policières ont été signalées dans la capitale. Des travailleurs de presse, en première ligne dans le combat d’informer la population, ont été brutalisés par des agents spécialisés de la Police nationale d’Haïti (PNH).

Le cas de Réginald Rémy (Radio Télévision Caraibe) et celui  de Stanley Gérôme (Radio Télé Kiskeya) malmenés par des policiers en dépit du fait qu’ils s’étaient identifiés comme journalistes, témoignent d’un malaise et d’une obligation de dénoncer l’inacceptable.

Certains professionnels ont vu leurs matériels de travail détruits pour avoir osé relayer des bavures policières contre des manifestants. D’autres cependant préfèrent ne pas briser l’omerta par peur de représailles, soulignent des voix dans le secteur.

Au commissariat de Port-au-Prince, l’image d’un journaliste qui luttait pour fuir la violence d’un policier, a scandalisé l’opinion. Le cliché, devenue viral, interpelle sur l’exigence d’harmoniser les voix pour prévenir d’éventuels dérapages susceptibles de compromettre l’avenir des relations entre ces deux catégories de socioprofessionnels. 

D’autres barbaries policières non rapportées dans les médias sociaux dont sont victimes des journalistes fragilisent le métier d’informer et remettent en débat le rôle de ces deux catégories dans la construction de la démocratie.

La marche du 28 janvier, selon les organisateurs, entend signifier aux autorités policières le refus pour des journalistes de continuer à supporter des écarts venant des acteurs mandatés pour protéger des vies.

Ils revendiquent le droit d’accompagner la population pour l’édifier sur des faits objectifs et indispensables dans sa lutte pour le progrès et l’instauration d’un état de droit.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com