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Face à la dictature de la médiocratie rancie, la transition a toujours été, de loin, une option de gouvernance moins pire. Sur tous les plans, économique, politique et social, les transitions ont toujours causé moins de peine et de douleur que les formes de gouvernement hors-normes, difformes et falciformes qui amplifient les crimes, qui crucifient les références protéiformes et qui sacrifient les normes régaliennes en obéissant servilement aux ordres des envoyés spéciaux du kidnapping et de la mort, leurs frères siamois, pour révoquer et remplacer immédiatement (R.R.I). G9 ordonne des changements dans le gouvernement. Et les dignitaires sans dignité exécutent les ordres sans délai. Ouf ! Du vrai 800% Bullshit avec ce régime crapuleux !

Des morts vivants, disposés lamentablement à être mouillés de leur propre sang, cloués à l’instar du christ et grillés comme des barbecues à 100 degrés Celsius ; Chrisla, Ti-Lapli, 100 Jou Lanmò et Babekyou nous font la peau en dictant leurs lois démoniaques à la présidence, à la primature, aux hommes de loi sans foi ni loi qui nous balancent dans le désarroi, entre les mains maudites des criminels de Gran-Ravine et de Ti-Bois, telle l’expérience des Kigalois aux abois lors du génocide de 1994. Alatraka papa !

Jeud 28 janvier 2021 ((rezonodwes.com))– En dépit de certaines critiques dont elle a été l’objet, la transition Boniface-Latortue consécutive au départ de l’ancien président Jean B. Aristide a apporté la confiance et la paix dans un tsunami de méfiance et de turbulence sociale et politique animées par les clans GNB et Rat-Pa-kaka qui prévalaient en 2003. Faudrait-il également rappeler que c’est sous la présidence provisoire d’Ertha Pascale Trouillot que notre pays a expérimenté des élections présidentielles véritablement crédibles, soit celles de décembre 1990 qui avaient couronné J.B. Aristide chef d’Etat de l’ancienne perle des Antilles.

N’est-ce pas que la transition du gouvernement de Privert, de 2016 à 2017, a sauvé Haïti de la cacophonie et de la catastrophe concoctée par le merveilleux couple Martelly-Lamothe. Dans une première strophe, l’insolence, l’indécence et l’amateurisme administratif émaillés d’arrogance ont brisé la colonne vertébrale des ministères, des directions générales et de la diplomatie. La scoliose, la lordose et la cyphose faisaient rage aux axes des institutions pour plaire à sa majesté Ti-Simone et consort dans leurs requêtes turbulentes.

A l’antistrophe, l’improvisation, l’usurpation et la mégalomanie, couplées d’une cupidité extravagante, ont mis à sec le trésor public pour nourrir, dans un refrain cleptomane « Nou Pa Egare », les comptes de ces affairistes et arrivistes logés dans les paradis fiscaux de la région. Les fonds des coopérations multilatérales ont été intoxiquées et extorquées et ceux du Petrocaribe ont bu la ciguë.

A l’épode, la thanathophobie, l’insomnie et la schizophrénie résultant d’une petrophobie bleue, ont fait déchaîner le banditisme officiel qui empoisonne tous les coins du pays en des armes et des munitions distribuées à des malandrins et des jeunes victimes de ces sorciers, ces mauvais Larrons et Apredye détenteurs d’un mauvais bâton Moïse. Au cours de leurs derniers jours acrobatiques perturbés dans la bulle officielle, les flagorneurs et les usurpateurs insomniaques deviennent de plus en plus maniaques et démoniaques. 

Une ode odieuse, cyclonique et apocalyptique, déclinée en des mensonges polymorphes et multicolores de bananes pourries, des scandales, improvisations, masturbations, malversations, procrastinations, diversions et des décrets de perversion qui ont hypothéqué toutes les richesses tangibles et intangibles de la république historique.

Une pause a été observée au milieu de cette ode dévastatrice pour estomper la dérive. C’était lors de la seule année de transition synchronisée avec un minimum de maestria. N’était ce moment de respiration salvatrice qui nous a procuré quelques bouffées d’oxygène, à l’heure qu’il est, nous serions déjà expirés comme Georges Floyd. Si nous ne prenons pas des dispositions fermes pour que 2021 ne se vive pas à l’image de 2019 ou de 2020, comme le même « tenyen », il est presque certain que des nations de la région auront à brandir des pancartes de « Haitian Lives Matter ». Car, après dimanche 7 février 2021, si nous commettons la bêtise de les laisser continuer de badigeonner nos fauteuils prestigieux, ce serait une carte blanche accordée à ces capitaines narcissiques, cyniques et sadiques de ce régime cupide pour dévaliser, dorvaliser et néantiser dans une politique de la terre brulée pour éviter le procès Petrocaribe qui se soldera pour eux par le verdict de la prison.

De deux maux, statuquo et transition, l’option de choisir le moindre est toujours indiqué au bon sens. Mais, comme nous l’avons dressé dans les propos liminaires, la transition ne fait pas vraiment plus de dommage au pays comme le soutiennent les sophistes intéressés. D’ailleurs, si le principe du « Right Person to The Right Place » est appliqué, le mal médiocratique endémique peut s’estomper dès cette transition incontournable qui prendra les rênes ce dimanche 7 février 2021. En route vers une transition empreinte de probité, d’intrépidité et de dignité coiffées à la tête de la cité.

Grâce à la transition de Privert, la tempête économique du PHTK a été calmée

Malgré quelques reproches fondés dégainés à l’endroit de l’administration de Privert, l’économie avait pu toutefois respirer dans une certaine stabilité. In fine, la transition a été moins pire sur tous les angles, notamment sur le plan des agrégats économiques, du contexte social et aussi du climat sécuritaire général. 

Graphique 1 : Taux de change et taux d’inflation comparés entre les pouvoirs Martelly, Moïse et Privert

Rien qu’à la lecture de ces deux indicateurs macroéconomiques, nous observons que sous  la gestion houleuse et scandaleuse de Ti-Simone et de son dauphin, l’ingénieur Moïse, les résultats ont été chaotiques. La figure emblématique du régime politique kwashiorkor PHTK, Michel Martelly, avait reçu les clés de la gouvernance du pays en Mai 2011, avec un taux d’inflation de seulement 7.9%. A l’époque, l’agent économique avait besoin de seulement 40.25 gourdes en contrepartie d’un dollar américain pour entreprendre ses activités à titre de consommateur ou entrepreneur.

Série macabre de désordre, confusion, cleptomanie, mégalomanie, syllogomanie ; à sa sortie de la fonction présidentielle en février 2016, Ti-Simone avait gribouillé le tableau économique de majigridis funestes résultant en un creux économique abyssal. Lesquelles gabegies PHTKistes se reflètent en des hausses vertigineuses du taux d’inflation et du taux de change, passant respectivement de 7.9% à 14.3% et de 40.25 gourdes à 60.1 gourdes pour un dollar.

Pendant l’année de transition 2016-2017, l’administration de Jocelerme Privert a su maintenir l’inflation et le taux de change quasiment au niveau dont il l’a hérité. Entre Martelly et Privert, ces indicateurs ont varié respectivement de 14.3% à 13.9% ; et de 60.1 gourdes à 68.1 gourdes pour un dollar.

Le taux d’inflation avait donc connu une légère diminution pendant que la gourde avait perdu seulement 8 points au cours de cette année de transition politique occasionnée par les acteurs et bandits principaux de la bande Sweet-Micky qui ont pris la politique d’assaut, comme en des prestations musicales rabòday improvisées de type « One Man Show » pour faire du « Style » sur la population dénaturalisée, décapitalisée, marginalisée et bestialisée par l’insouciance, l’ignorance et l’arrogance.

L’écharpe présidentielle a été accolée à l’ingénieur Jovenel Moïse par l’ancien président Jocelerme Privert en février 2017, sous un décor économique stable, en comparaison avec les balbutiements de l’administration précédente. A la fin de son mandat en mission bananière et caravanière, l’actuel chef de la Maison blanche haïtienne badigeonnée d’imposture et d’inculture a haussé le taux d’inflation hérité à  13.9% pour le grimper au niveau colossal de plus de 20 %. 

Dans la pénurie crasseuse et l’opacité nébuleuse du billet vert et dans une connivence sincère avec un gouverneur qui croit avoir « Dubois » derrière sa banane pourrie, le lauréat de l’institut supérieur de l’usurpation a saboté les efforts de la stabilité du taux de change de 68.1 gourdes pour un dollar qu’il a placé en dent de scie à la barre spectaculaire de plus de 80 gourdes pour un dollar. Un véritable champion dans les records négatifs, Jovenel Moïse s’est évertué à damer le pion à tous les ratés, les dépravés et les dévergondés.  

A travers ses expressions déréglées, ses récompenses en contrepartie de prestations de dévergondage et d’impudicité en public, Jovenel a même raflé l’oscar des invectives au capitaine verbomane du PHTK, expert des injures et de la bêtise. Un chef épaté, magnifié et exalté par les gouyads chawa-pete, plat-atè, Ti-Mamoun, Ti-Rat et Ti-Sourit ; mais désappointé par la loyauté, la science et la décence au point qu’il les tranche, les étrangle et les décapite. Pour un retour à l’équilibre politique et social, cette fois-ci, « konstitisyon an ak pèp la dwe lage lan bouda yo ». 7 fevrye 2021, pa gen wout pa bwa. We Need to Breathe !

Par les multiples crimes financiers, humains et de lèse-patrie qu’ils ont perpétrés au cours de leur mandature de rature, de fracture et d’inculture, les capitaines de ce régime de l’abime emprunteront inévitablement le parcours infâme de la présidence à la prison. Pas de dechoukaj, pas d’autodestruction, pas de crimes revanchards. Laissez cette mission à la transition qui délèguera cette partition aux institutions de la justice.

Le crime Petrocaribe, la pièce à conviction suffisante pour l’éviction de  la corruption aux offices officiels !

« Toute personne qui escamote les fonds publics doit purger sa peine en prison. Or, Pierre pille les fonds publics destinés au bien-être de la population ». En conséquence, Pierre doit finir derrière les barreaux. Simple syllogisme !

Text Box: Source: Rapport CSCCA (Graphique conçu par l’auteur)

« Collusion, favoritisme, surfacturation, détournement de fonds, non-application des bonnes pratiques de gestion des projets, supervision défaillante et complaisante dans les travaux, irrégularités au cadre réglementaire, anomalies dans les pratiques de gestion et d’administration » ; la CSCCA[1] perçoit dans la gestion du fonds Petrocaribe tous les gènes d’un pillage sauvage, crapuleux et d’un chaos administratif sans pareil.

Une longue liste d’officiels – dont ministres, directeurs généraux, parlementaires et toute une lignée présidentielle damnée, propriétaires de firmes bidon, signataires, experts de l’ingénierie de l’usurpation, détenteurs de contrats en mauvaise et indue forme – ont été indexés par la Cour des comptes dans les graves prévarications des fonds du Petrocaribe.

Preuves à l’appui, arguments irréfutables, faits vérifiés à la loupe de la lumière des inspections et perquisitions techniques objectives, on continue de se demander perplexe selon quelle référence de telles personnalités continuent-elles de déposer leurs fesses sur les fauteuils bourrés des institutions clés de la Cité.

Les lignes de traçabilité de la présidence à la prison deviennent légion de sein de la région; mais aussi en Asie et en Afrique. Alberto Frigimori, Luiz Inácio Lula da Silva,  Otto Pérez Molina, Evo Morales, Lee Myung-bak sont parmi des exemples notoires de citoyens ayant pris la trajectoire ignoble de la présidence à la prison. A défaut de la sentence pénitentiaire, de nombreuses autres têtes ministérielles et présidentielles ont été destituées. Question de dissuader les fraudeurs à ne pas fourrer leurs longs doigts dans les fonds publics destinés au bien-être de la collectivité. Olivier s’enrichit dans la voracité pendant que Ti-Manie ne peut s’asseoir sur le banc de l’école ; pleines aux as, les sacoches des pétasses Martine et Sofia sont ornées et débordées de billets acquis dans les délits parrainés par leurs époux répugnants pendant que Ti-Sentaniz est exploitée dans un esclavage moderne et Ti-Joël dort le ventre creux, à la belle étoile ; la corruption est définitivement un crime odieux contre l’humanité.

Les enquêtes techniques et officielles ont révélé que ces monomanes, mégalomanes et syllogomanes qui perçoivent l’argent public comme une manne inépuisable pour leur oligarchie sont des insouciants, des condescendants et des assassins dont la seule passion consistait à s’enrichir déloyalement. Les traîtres Blancs des ambassades, en possession des dossiers de ces bandits avant et pendant leur crise boulimique, les regardent quotidiennement au blanc des yeux. Quelles seraient les incitations de ces coopérations assises sur les interventions pour ne pas stopper les infractions multiformes de cette équipe cupide qu’elles protègent de préférence sous leur jupon. Ce CORE pathogène nous ronge et nous démange !

Petrocaribe, CIRH, Dermalog, Dollar-cinquante, mercenaires, Sofidai, ce sont un échantillon de multiples dossiers brulants à ré-agiter bien vite par la transition afin que le bon exemple soit donné en guise de principe dissuasif.

Pourquoi Haïti est-elle jusqu’à présent une exception des conventions signées qui plaident pour que la corruption soit sanctionnée peu importe l’enveloppe de la peau, le genre, la nationalité, la religion ou l’appartenance politique du fautif ? Mesdames/messieurs les plénipotentiaires des multinationales, soyez cohérents !

Place à la science et la conscience, pour une gouvernance avisée

Lorsque vous laissez un pays se diriger par l’imposture, l’indécence, l’incompétence et la cupidité, ce sont nos enfants qui n’iront pas à l’école ; c’est la boue que nous récolterons dans nos assiettes en lieu et place de nourriture ; ce sont des Babekyou, Arnels, Odma, Ti-Je, Gro-Je, Nenkankan, Gwovan et Ti-Lapli qui dépucèleront nos fillettes, kidnapperont des professionnels, des commerçants et gaspilleront des vies innocentes.

L’avenir et le devenir d’un pays sont assurés par des personnalités de science et de conscience. Un pays n’est ni une plaisanterie ni un jeu de Playstation entre les mains des enfants qui tâtonnent avec des armes, des risques et des dangers ; un pays n’est pas un jeu de casino à Las Vegas. Ces présidents, sénateurs, députés, maires, ministres, gouverneurs, directeurs généraux, conseillers et dirigeants cupides, sans lecture ni écriture, malappris, inaptes, malhabiles et maladroits dans les affaires stratégiques de la République, ne sont pas à leur place.

Dix ans de calamité, de connivence criminelle officielle, d’amalgame de dealers métamorphosés en leaders, ce ne sont pas des malfrats, des bandits « légal » et des cons irrévérencieux qui ne font que penser à s’enrichir illicitement avec leur progéniture qui sauraient délivrer les couches vulnérables et victimes de la gourmandise des clans politiques et économiques cleptomanes.

Puissent les plaques tectoniques du Petrochallenge s’amorcer dans le plus bref délai avec l’agenda objectif et énergique d’exiger lumière et justice pour extirper l’usurpation, la corruption et l’imposture dans la bulle officielle !

Une autre Haïti est possible, par des options avisées, des choix éclairés, motivés par la poursuite du bonheur collectif. Pour corriger les erreurs de notre passé récent, nous devons plébisciter dans les postes électifs et officiels de la République, des hommes et des femmes valables, intègres et dignes afin de redorer le blason de notre Haïti et la mettre sur les rails de la stabilité, la sécurité, la paix et la justice.

Des hommes et des femmes de grand acabit, de la trempe de Toussaint Louverture, Ertha Pascal Trouillot, Paul Kagame et de Nelson Mandela, Haïti en regorge tant au terroir qu’au sein de la diaspora. Faisons appel au savoir, au savoir-faire et au savoir-être pour dessiner un décor serein, de confiance, de prospérité, de richesse et de développement équilibré.

Dimanche 7 février 2021, un nouveau départ !

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com


[1] https://www.cscca.gouv.ht/view.php?download_file=documents/247.pdf