Patrick Ambroise : Brèves réflexions sur la pandémie du coronavirus

Dimanche 5 avril 2020 ((rezonodwes.com))– D’entrée de jeu, je voudrais dire que je ne suis ni un spécialiste de la santé, ni un politicien, encore moins un philosophe. Je suis un citoyen ordinaire qui, comme beaucoup d’autres, est secoué et concerné par la pandémie du coronavirus. Et en tant qu’êtres pensants et potentielles victimes, cette secousse ne saurait  nous laisser indifférents. Il m’a donc semblé opportun de partager avec vous les quelques réflexions que suscite en moi cette catastrophe  mondiale.  Mon texte permettra – je l’espère – de faire prendre conscience de la fragilité d’un ordre que l’on croyait immuable et conséquemment de tirer les bonnes leçons. Il ne dégage, ni ne propose à proprement parler, aucune solution. Il n’est pas non plus pour moi question de porter des critiques envers quiconque en particulier ni de déverser de quelconques frustrations.  Mon approche est globale et a un caractère plutôt philosophique. En ce sens, elle touchera aussi bien les aspects sociologiques, culturels, religieux, politiques, économiques, communicationnels,  psychologiques de la pandémie, et que sais-je encore !  Finalement je ne prétends surtout pas que tous mes propos soient exclusivement propres à mes réflexions personnelles. Souffrez donc que vous y retrouviez quelques commentaires qui ont déjà été faits ici ou ailleurs depuis le  début de la crise.  La pandémie du coronavirus a mis à nues toutes les inégalités sociales qui existent dans nos sociétés, a confirmé l’incompétence, la médiocrité et l’irresponsabilité de nos dirigeants (on ne pouvait pas s’attendre à mieux), et nous a rappelé l’ignorance de notre pauvre petit peuple.  D’un point de vue idéologico-politique, on peut dire que cette pandémie montre crûment le visage monstrueux du capitalisme. La peur est dans tous les camps. Ce ne sont pas seulement les pays pauvres qui y sont exposés et c’est pour cela que les pays riches mettent tout en branle pour tenter de la combattre. Ils mettent à profit des montants faramineux pour la recherche, la production de matériels de santé, la construction de nouveaux hôpitaux, sans compter les milliards pour aider les entreprises et les travailleurs les plus vulnérables. Et c’est  là que l’on découvre justement le cynisme du capitalisme.  En effet, ces montants qui ont toujours été disponibles (et qui le sont encore), auraient pu certainement contribuer à endiguer la pauvreté, à combattre la faim dans les pays dits en voie de développement et à améliorer ainsi les conditions matérielles d’existence des plus pauvres. Moyennant évidemment que les gouvernements en place dans ces pays fassent la preuve qu’ils sauraient bien gérer ces ressources financières. ...