Venezuela et Haïti, en matière de corruption, ces deux pays sont au même niveau, selon un rapport de Transparency International. Ensuite, selon des organismes de droits humains, le massacre de la Saline rentrerait dans le cadre de neutraliser l’opposition dénonçant la corruption institutionnalisée et la gabegie administrative du pouvoir tèt kalé, incapable de doter le pays d’un budget de fonctionnement tout en ayant le plein contrôle du pouvoir judiciaire, notamment le parquet de Port-au-Prince.

Le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) publié jeudi 4 juillet 2019, dénonce un « nombre extrêmement élevé » d’exécutions extrajudiciaires présumées par les forces de sécurité, en particulier les forces spéciales (FAES), dans le cadre d’opérations de sécurité.

Ce nouveau document, qui couvre la période allant de janvier 2018 à mai 2019, repose sur 558 entretiens menés avec des victimes et des témoins de violations des droits humains au Venezuela et dans huit autres pays .

En 2018, Caracas avait déjà enregistré 5.287 assassinats, prétendument pour « résistance à l’autorité », au cours de ces opérations (ONU)

New York, jeudi 4 juillet 2019 ((rezonodwes.com))–Selon les services de la Haut-Commissaire Bachelet, 1.569 autres personnes ont été tuées entre le 1er janvier et le 19 mai de cette année, selon les chiffres du Gouvernement. Mais d’autres sources suggèrent que « le bilan pourrait être beaucoup plus lourd ».

En 2018, Caracas avait déjà enregistré 5.287 assassinats, prétendument pour « résistance à l’autorité », au cours de ces opérations.

Le rapport note également qu’au 31 mai 2019, 793 personnes, dont 58 femmes, étaient privées arbitrairement de leur liberté. Dans ce lot, près 22 députés de l’Assemblée nationale, dont le président, ont été privés de leur immunité parlementaire.

Tout en saluant la libération récente de 62 prisonniers politiques, la Haut-Commissaire a demandé aux autorités de libérer toutes les autres personnes détenues ou privées de leur liberté pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux.

« Des groupes civils armés progouvernementaux, appelés colectivos, ont contribué à la détérioration de la situation en exerçant un contrôle social et en aidant à réprimer les manifestations », a fait valoir le Haut-Commissariat. Le HCDH a ainsi recensé 66 morts lors de manifestations entre janvier et mai 2019, dont 52 attribuables aux forces de sécurité gouvernementales ou aux colectivos.

« Lors de ma visite au Venezuela, j’ai pu entendre moi-même les témoignages de victimes de la violence étatique et leur profond désir de justice », Michelle Bachelet

Mme Bachelet plaide pour les Vénézuéliens « une vie meilleure, à l’abri de la peur »

Par ailleurs, les services de la Haut-Commissaire notent que
l’économie vénézuélienne, en crise bien avant l’imposition de sanctions
sectorielles, s’est aggravée à la suite des dernières sanctions
économiques liées aux exportations de pétrole.

Sur le terrain, la pénurie et le coût croissants des aliments ont
entraîné une diminution du nombre de repas à faible valeur nutritive,
des niveaux élevés de malnutrition et un impact particulièrement négatif
sur les femmes, dont certaines ont déclaré passer en moyenne 10 heures
par jour à faire la queue pour obtenir de la nourriture.

La situation sanitaire n’est pas en reste avec des hôpitaux manquant de personnel, de fournitures médicales, de médicaments et d’électricité pour faire fonctionner les machines essentielles. Le rapport cite l’enquête nationale menée auprès des hôpitaux en 2019, qui a révélé qu’entre novembre 2018 et février 2019, 1.557 personnes sont décédées en raison du manque de fournitures dans les hôpitaux.

Le Haut-Commissariat exhorte donc le Gouvernement vénézuélien à prendre des mesures immédiates et concrètes pour mettre fin aux graves violations des droits économiques, sociaux, civils, politiques et culturels constatées dans le pays et y remédier. « Nous devrions tous être en mesure de convenir que tous les Vénézuéliens méritent une vie meilleure, à l’abri de la peur et avec un accès adéquat à la nourriture, à l’eau, aux soins de santé, au logement et à tous les autres besoins humains fondamentaux », a déclaré Mme Bachelet.