Le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a conclu samedi aucun accord malgré de multiples tentatives, pour parvenir à une solution immédiate de la crise qui sévit au Venezuela. La situation au Venezuela est une source de grave préoccupation, a déclaré samedi la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, lors d’une réunion d’urgence sur la situation au Venezuela du Conseil de sécurité.

New York, samedi 26 janvier 2019 ((rezonodwes.com))–La Secrétaire générale adjointe de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a exposé les récents événements politiques et nombreuses initiatives menées depuis mai 2016, pour tenter de trouver une issue politique à la crise au Venezuela, y compris celle menée par le République dominicaine, qui se sont terminées sans accord en février 2018.

« La crise prolongée dans le pays a eu un impact grave sur la population, avec des niveaux élevés de polarisation politique, des besoins humanitaires croissants et de graves préoccupations en matière de droits de l’homme; et la situation économique dans le pays est devenue désastreuse », a continué  Rosemary DiCarlo.

Pas de résolution adoptée samedi par le Conseil de Sécurité

« L’un des principaux domaines de désaccord était le calendrier électoral et des garanties pour assurer des élections libres, transparentes et crédibles », a signalé Mme DiCarlo, rappelant que par la suite le gouvernement vénézuélien avait tenu les élections présidentielles en mai 2018, à l’issue desquelles le Président Nicolás Maduro a été déclaré vainqueur. Signalons que le président Jovenel Moise s’accouerait pour féliciter Maduro pour « cette nouvelle victoire » remportée par les urnes.

« La plupart des opposants n’ont pas participé dans les élections ou reconnaître les résultats »,  a-t-elle souligné en dressant un sombre tableau de la situation.

Le 10 janvier le Président Maduro a prêté serment pour un deuxième mandat.

Le 23 janvier la pays a connu des manifestations de grande ampleur de
l’opposition et  président du Parlement, Juan Guaidó, s’est proclamé
président par intérim, s’engageant à former un gouvernement de
transition et appelant à des élections, a rappelé la cheffe des affaires
politiques de l’ONU.

Rosemary DiCarlo a réitéré les préoccupations prononcées par le Secrétaire general des Nations Unies, António Guterres, et la Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, face aux informations faisant état de victimes parmi les manifestants et de nombreuses arrestations, et appelant à mener une enquête transparente et indépendante sur ces incidents.

Epargner le Venezuela d’une escalade de la violence »

Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter une aggravation des tensions », a ajouté Mme DiCarlo affirmant que « les visions divergent sur ce que l’avenir devrait réserver au Venezuela ». Toutefois, elle a insisté sur le fait que les Nations-Unies  » doit être guidé par la recherche du bien-être du peuple vénézuélien et travailler ensemble pour que leurs besoins soient pleinement satisfaits ».

Rosemary Dicarlo, en concluant la rencontre spéciale qu’elle présidait samedi au sein du Conseil de Sécurité, est revenue sur le dialogue et qui, selon elle « contribuera à la recherche d’une solution politique qui permettra aux citoyens du pays de jouir de la paix, prospérité et tous leurs droits humains ».

Rappelons que cette réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité des Nations unies qui a lieu samedi 26 janvier à la demande urgente des Etats-Unis, est consacrée à la situation politique au Venezuela. Mais rien de concret n’est finalement sorti.