Avec pour effet immédiat, « afin de protéger la patrie de Bolivar et le chavisme« , Maduro a demandé à tous ses ministres de se démettre de leurs fonctions pour faciliter « une restructuration en profondeur des méthodes et du fonctionnement du gouvernement bolivarien« , a tweeté dimanche soir Delcy Rodriguez, vice-présidente du Venezuela

Dimanche 17 mars 2019 ((rezonodwes.com))–Contrairement aux maîtres de Port-au-Prince, le leader chaviste ne serait pas allé retrouver 70 députés pro-pouvoir issus d’une chambre basse improductive depuis la rentrée parlementaire en janvier 2019 et qui n’a tenu aucune séance formelle, n’a voté aucune loi, n’a eu aucune conférence de présidents, pour pouvoir renvoyer son cabinet ministériel et le premier des ministres, alors qu’on parle de « dialogue inter-haïtien« .

A Caracas, Nicolás Maduro a demandé à son cabinet exécutif de se démettre de ses fonctions pour qu’il puisse assurer « une profonde restructuration des méthodes et du fonctionnement » de son gouvernement, et afin de « protéger » le pays de toute « menace« , a rapporté dimanche soir la vice-présidente Delcy Rodríguez sur Twitter.

El Pdte @NicolasMaduro ha solicitado a todo el Gabinete Ejecutivo poner sus cargos a la orden a los efectos de una reestructuración profunda de los métodos y funcionamiento del gobierno bolivariano para blindar la Patria de Bolívar y Chávez ante cualquier amenaza!— Delcy Rodríguez (@DrodriguezVen) March 17, 2019

Cette annonce intervient après une panne générale d’électricité survenue le 7 mars qui a paralysé le pays pendant une semaine. Situation que le président contesté a attribuée à des « cyberattaques » des États-Unis avec le soutien de l’opposition. La coupure d’électricité a affecté 22 des 23 États du pays, en plus du district de Caracas.

La restructuration du cabinet se déroule également au milieu d’une nouvelle offensive du chef de l’opposition, Juan Guaidó, reconnu comme président en charge du Venezuela par plus de 50 pays, y compris Haïti, pays plongé lui-même dans une crise profonde avec pour toile de fond une corruption endémique.

Rappelons que dans le cabinet ministériel de Maduro, le quota militaire s’élevait à 43,7% en 2017 et avant cette démission sollicitée dimanche, à 26,4%, selon l’ONG Control Ciudadano.