Pour 13 pays du Groupe de Lima, la réélection de Maduro est illégitime, car le processus électoral n’a pas été transparent, en particulier à cause de l’absence d’une partie de l’opposition

Samedi 5 janvier 2019 ((rezonodwes.com))– Affirmant que la dernière élection présidentielle vénézuélienne est illégitime et n’a pas respecté des standards démocratiques minimum, les pays du Groupe de Lima, à l’exception du Mexique, ont demandé vendredi à Nicolás Maduro de ne pas assumer le pouvoir le 10 janvier prochain.

Dans une déclaration commune mais non unanime, 13 des 14 pays de ce groupe, formé en 2017 afin de trouver une issue à la crise du Venezuela, ont indiqué une nouvelle fois qu’ils ne reconnaîtront pas le nouveau mandat de Nicolás Maduro.

Ils demandent au président Maduro de transférer le pouvoir temporairement à l’Assemblée nationale jusqu’à l’organisation de nouvelles élections démocratiques.

De son coté, l’Organisation des Etats Américains, l’OEA, a convoqué une session extraordinaire prévue pour le 10 janvier prochain afin de discuter de la situation au Venezuela.

Saluée par l’opposition, la déclaration de ces pays membres du Groupe de Lima a été vertement critiquée par le pouvoir de Caracas selon lequel, Nicolas Maduro a été démocratiquement élu avec plus de 67% des voix.

Le ministre venezuelien des affaires étrangères, Jorge Arreaza, trouvant cette déclaration extravagante, a accusé ces pays d’avoir reçu des instructions du gouvernement américain et de s’être mis d’accord pour encourager un coup d’état au Venezuela.