Jovenel Moïse devrait revoir son discours de février dernier quand il accusait des membres de l’opposition de connivence avec des chefs de gang en Haïti

Vendredi 10 mai 2019 ((rezonodwes.com))– La thèse du banditisme d’état avancée par des organismes de droits humains semble se préciser de plus en plus.

Un rapport du Bureau des Affaires Criminelles (BAF) de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) fait état de la saisie par la police d’un fusil d’assaut Galil, modèle IWI  ACE21, numéro de série 43100915, calibre 5,56 millimètres à la rue Porcelaine.

Cette arme aurait été mise à la disposition d’une personnalité proche de la présidence, Pierre Léon Saint-Rémy, proche de la famille de Sophia Saint Rémy Martelly, mais s’est retrouvée, par on ne sait quels moyens, en possession des membres d’un gang démantelé par la PNH et relié à un autre impliqué dans le massacre de La Saline.

Le journal Le Nouvelliste a rappelé qu’un inventaire réalisé au siège de la Présidence a fait état de la disparition de 56 fusils Galil dotés au Palais National par la Police Nationale d’Haïti.

Ce dossier a fait le tour des ambassades étrangères installées en Haïti. Et. depuis, deux de ces armes de gros calibre ont été retrouvées à la Jamaïque et une autre en République Dominicaine entre les mains de certains malfrats. a informé Roberson Alphonse.

La « disparition des 56 autres fusils et l’existence potentielle d’association avec des individus arrêtés en possession de ce Galil et écroués à cause de leur implication présumée dans le massacre de La Saline en novembre 2018 ». a ajouté le journaliste.

Rappelons que plusieurs personnes ont été indexées dans ce massacre, parmi lesquelles, on peut citer le délégué de l’Ouest Pierre Richard Duplan, du Directeur Général du ministère de l’Intérieur, Fednel Monchéry, des policiers Ti-Greg et Barbecue et des chefs de gangs.