Lundi 13 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– Le 7 février de l’année prochaine, le mandat constitutionnel du président Jovenel Moïse prendra fin.

En général, la dernière année d’un mandat est toujours consacré au bilan. Mais dans le singulier petit pays d’Haïti Thomas, la normalité n’est nullement la règle, mais une exception que les autorités n’exhibent que pour satisfaire leur ego ou servir l’intérêt de leur clan.

En effet, l’année 2020, avec une « caducité » du parlement constatée de manière hâtive par le numéro un de l’exécutif, loin d’être une période bilan (qui serait d’ailleurs totalement négatif), est plutôt considérée comme une période pour démarrer les projets les plus insolites, comme un changement de constitution, le remplacement des maires, la distribution de contrats léonins et l’organisation d’élections préfabriquées.

« Ce vide institutionnel est une occasion historique pour les acteurs de se mettre ensemble en vue d’engager les reformes qui doivent aboutir à la transformation de cet Etat prédateur en un Etat serviteur qui mettra un terme à cette crise permanente qui hypothèque l’avenir du pays », a tweeté Jovenel Moïse, en pleine nuit.

Ce tweet d’un président qui a bénéficié de divers contrats pour de multiples entreprises, dont certaines sans existence réelle, augure déjà une bataille rangée contre ses adversaires politiques et commerciaux, les analystes, organisations de base et lanceurs d’alerte.

De quel État prédateur et de quel État serviteur parle le chef de l’État, dont l’administration, dès ses premiers jours, a été marquée par un nombre impressionnant de scandales et l’attribution de contrats défiant toute logique ou légalité ?