Par ce communiqué, le pouvoir de Port-au-Prince aurait donné raison aux soldats dominicains qui ont tout fait vendredi dernier pour défendre l’intégrité de « leur territoire » contre toute attaque venue de l’extérieur. Bilan : 1 mort et quelques blessés.
Ce que la date du 18 novembre est à Haïti, le 19 mars l’est aussi aux dominicains. Ironie de l’histoire ou ignorance des faits historiques? Au jour même de la commémoration spectaculaire par l’armée dominicaine du 175ème anniversaire de la bataille décisive du 19 mars 1844 contre les troupes haïtiennes, pour sauvegarder son indépendance vis-à-vis d’Haïti et conserver sa souveraineté, le pouvoir Tèt Kalé a tranché le litige de Belladères très nettement en faveur des dominicains
Mardi 19 mars 2019 ((rezonodwes.com))–« Le gouvernement haïtien reconnaît comme faisant partie du territoire dominicain la zone de construction du mur à El Carrizal« , titrent mardi des journaux dominicains, au lendemain de la publication d’un communiqué du ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales justifiant les infrastructures dominicaines dans la partie contestée par des habitants de Belladères.

Les journaux dominicains se référant au communiqué signé par le ministre démissionnaire, Jean-Marie Reynaldo Brunet, qui est revenu sur « les Traités, Accords et Conventions de révision frontaliers des 21 janvier 1929, 27 février 1935, 9 mars 1936, ainsi matérialisé par des bornes« , ont conclu que « le gouvernement haïtien a reconnu qu’à l’endroit où est construit un complexe d’installations gouvernementales dans la région de Cachimán de la municipalité de Comendador, à Elías Piña, appartient à la République dominicaine, conformément au traité frontalier en vigueur entre les deux nations« .
Alors que le ministre a affirmé vouloir « ’informer la population qu’une enquête administrative et technique visant à établir la localisation des infrastructures dominicaines à la base des controverses, était déjà en cours« , il a annoncé du même coup les résultats. Selon les premiers résultats de ces études, a écrit Brunet, « les infrastructures dominicaines en question, situées entre les bornes RH/RD 181 et RH 182, sont du côté « Est » de la ligne frontalière, soit bien en territoire dominicain« .
Les autorités dominicaines se sont réjouis de la publication du communiqué-Brunet leur donnant plus que jamais le droit de reprendre les deux installations sportives en litige et de repousser toute attaque menée par des contestataires haïtiens contre leurs locaux, des flambant neufs.

Le sénateur dominicain, Adriano Sánchez Roa, a salué l’annonce faite par le pouvoir Tèt kalé. « Nous nous félicitons de la déclaration du gouvernement d’Haïti, dans laquelle il reconnaît que le territoire de Cachimán, où un mur protégeant les nouveaux bureaux inter-agences des douanes, du ministère de la Défense et d’autres institutions, est en cours de construction. La décision du gouvernement haïtien ouvre la voie au renforcement du commerce binational et à la poursuite de la lutte contre la contrebande « , a déclaré le parlementaire dominicain.