le véhicule que conduisait le chef du Consulat d’Haïti à Santiago, Judith Exavier, a été détourné de la maison de Jose Bernabe Quitero, confirme la Procureure Générale de Santo Domingo
« …que así confirma que dicho vehículo fue secuestrado en su vivienda, por ende nos resulta extraño que este vehículo esté en manos de una embajadora nacional haitiana en Santiago, la señora Exavier… »

Dans l’affaire Judith Exavier interpellée brièvement à la frontière au moment où elle s’apprêtait à regagner Haïti, au volant d’un véhicule sans-papier et activement recherché par des services secrets et de renseignement dominicains, si les autorités haïtiennes se mettent en tête qu’un juge Petit-Papa (ou Petite-Maman ou un des 50 juges corrompus du système) pourrait classer le dossier sans suite, à la juge Brédy Fabien, il se pourrait bien qu’elles se trompent grandement.
Mercredi 11 décembre 2019 ((rezonodwes.com))–C’est étrange pour qu’un véhicule immobilisé sur place et confisqué sur ordre de la justice, depuis le 20 août 2019, et dont le principal propriétaire se retrouve en prison à la même date, soit aujourd’hui retrouvé en circulation, se demande perplexe la Procureure Générale de la République Dominicaine en réponse aux multiples interrogations soulevées par des avocats de José B. Quiterio, concernant la présence de Judith Exavier au volant d’une Lexus appartenant à leur client.
Dans un entretien exclusif accordé dimanche à Rezo Nòdwès, un haut cadre du ministère haitien des Affaires Etrangères (MAE), rapportant les paroles de la consule d’Haïti à Santiago après consultation, a indiqué que « Madame Exavier est en possession de ce véhicule en question (Lexus) depuis tantôt un an » et que, toujours selon Exavier, poursuit l’interviewé du MAE, « un employé du Consulat aurait négligé d’accélérer le processus légal de transfert de propriété« .
Cependant, quelque 24 heures après l’éclatement du scandale, les avocats de José Bernabé Quiterio (Niño), en prison, exigent de la Procureure Générale de la République, Manuela Ramírez, des explications sur la présence du véhicule de leur client à la frontière dimanche et piloté par une diplomate haïtienne.
Le journal dominicain, El Caribe, dont un reporter a assisté à un point de presse la Procureure Générale Manuela Ramírez, a rapporté que Ramirez, elle-même s’étonne et « trouve donc étrange que ce véhicule soit entre les mains d’une ambassadrice nationale haïtienne à Santiago, Mme Exavier« .
La Procureure Générale qui veut se décharger de toute responsabilité dans l’Affaire Judith Exavier retrouvée en flagrant délit au volant d’un véhicule sans papier appartenant à un prisonnier, encore moins un présumé trafiquant de stupéfiants, a indiqué que «Nous avons appliqué la loi, ce véhicule, nous avons tous les éléments de preuve, toutes les évidences, l’acte d’enregistrement du véhicule, le mandat de perquisition et toute la documentation et tous les documents qu’ils (le parquet) ont fournis dans le cadre de la mesure de coercition, ce qui confirme ainsi que ledit véhicule a été détourné chez lui, il est donc étrange que ce véhicule soit entre les mains d’une ambassadrice nationale haïtienne à Santiago, Mme Exavier », a-t-elle expliqué.
“Hemos actuado a pegados a la ley, ese vehículo, tenemos todas las pruebas, todas las evidencias, acta de registro de vehículos, acta de allanamiento y toda la documentación que ellos (Ministerio Público) aportaron en la medida de coerción, que así confirma que dicho vehículo fue secuestrado en su vivienda, por ende nos resulta extraño que este vehículo esté en manos de una embajadora nacional haitiana en Santiago, la señora Exavier”, explicó.
« Le bureau du procureur général ne pourrait même pas utiliser un bien saisi et encore moins être entre les mains de personnes qui n’ont rien à voir avec le ministère public« , a-t-elle conclu.
Soulignons que José Bernabé Quiterio (Niño), est accusé par le Ministère public d’être le gérant responsable de plusieurs établissements qui ont expédié des boissons alcoolisées utilisées comme façade, dont les revenus ont servi au blanchiment des avoirs pour la structure de blanchiment d’argent et de trafic de drogue du présumé seigneur de la drogue dominicain du réseau “César El Abusador”.