Nulle, néant, zéro
absolu, l’ensemble vide, aucune chance, aucun scénario, aucune possibilité dans
l’univers des possibles pour maintenir image, personnalité, décence, probité,
intégrité et prestige dans ce contexte de corruption, de malversation et de banditisme
officiel sans précédent.

Lundi 9 septembre 2019 ((rezonodwes.com))– Que l’on fasse usage de données en coupe instantanée, de séries chronologiques ou de données de panel pour rouler des programmes de simulations, réaliser des calibrations et des analyses simples ou croisées, il n’existe pas un cas sur dix milliards pour qu’un Premier Ministre, jeune ou vieux, délibérément nominé par un chef d’Etat suspect d’implications graves de corruption, sorte la tête altière dans ce bassin immonde, rempli de liquide toxique et de sang innocent.

Hier, les scandales de corruptions présidentielles portaient sur la firme
Agitrans ; aujourd’hui, l’expert en plantation de bananes, de connivence
avec la Banque Centrale, certainement en mission pour donner l’ascenseur en
contrepartie de sa reconduction, semble avoir enfanté une dernière-née, la
Sofidai. Toujours les mêmes objectifs, les mêmes visions et les mêmes missions
d’avarie et d’avarice : sécher le trésor public, s’enrichir illicitement,
écorcher la poule jusqu’à la dernière plume.

Si les preuves fournies par l’homme de dossiers, président de la commission
Ethique et Anti-corruption du Grand Corps, se révèlent irréfutables, il faut
définitivement interpeller une contre-force plus solide, des actions synchronisées
pour dire, trop, c’en est trop, halte-la ! Cette kokoratisation de la
Banque Centrale, déjà incapable de stopper l’hémorragie de la chute de la
monnaie nationale, pour s’embarquer dans des malversations avec des patrons
trempés dans la cupidité effrénée, serait intolérable et devrait fouetter la
conscience de tous les citoyens avisés pour sortir de cette léthargie et cette
zombification.

Echec cuisant prévisible
pour une éventuelle équipe gouvernementale

Absolument aucun scénario plausible, aucune probabilité réaliste pour un
Premier Ministre de ne pas s’atrophier, sous les ordres d’un président sans
vision, sans leadership, muet, sourd, aveugle, et en situation d’échec et mat. Qu’il
soit trentenaire, quarantenaire,…, ou octogénaire, aucun être terrestre ne peut
gagner décemment dans ce jeu vilain et malsain que seules les personnalités
politiques multicéphales savent jouer, dans l’ignominie, dans les conflits et
les coups bas. Ces sophistes et ces experts de la « science politique
haïtienne » raflent le jackpot à tous les coups, car ils sont des érudits
de la métamorphose, sachant ainsi épouser les formes des vases dominants et
prendre les couleurs qui prédominent dans la sphère politique.

Pas que les images de tels serpents politiques ne sont pas salies, loin de là !
Mais, ces espèces humaines, ne pouvant respirer que l’oxygène procuré par les
bulles officielles, détiennent des compétences loyales et déloyales, légales et
illégales pour perdurer et faire vieux os comme conseillers spéciaux, sénateurs
ou diplomates, dans ce système d’inefficience et d’imperfections multiformes qui
leur sied à merveille.

Nul ne peut honorer deux maîtres à la fois. Soit que le Premier Ministre,
avec son équipe, est au service du peuple haïtien; auquel cas, il aura à intervenir
avec fermeté sur le dossier du Petrocaribe ; ce qui entraînerait le
jugement et l’emprisonnement de têtes officielles pour qui le PM serait en
mission. Evidemment, un tel conflit ne va pas être alimenté par un PM embauché
par ce régime.

La nation demande des comptes sur le dossier des mercenaires, le contrat
Dermalog, les transferts dollars cinquante de la diaspora, les gabegies
financières dans les organismes autonomes et déconcentrés et le banditisme
officiel. La présidence maculée est indexée dans toutes ces missions et ces
ententes lucifériennes. Comment serait-il possible à un Premier Ministre, recruté
par la présidence, de pouvoir prendre des reculs surhumains pour coincer son
patron et demander qu’il ait le pénitencier national comme sa demeure ? Selon
le rapport de la Cour des Comptes, dont lecture est interdite aux fainéants et
aux cardiaques, les présidences actuelle et passée de ce même régime politique
seraient impliquées jusqu’au coup, avec des amis, femmes et enfant, dans de nombreux
dossiers de détournement et d’enrichissement illicite. Ces personnalités
indécentes cherchent des serviteurs, Premier Ministre, ministres, sénateurs, députés,
directeurs généraux, gouverneurs, pour les rendre plus blanches que la neige.

En plus des ententes en dessous de la table à parapher avec des racketteurs
politiques et économiques, on comprend également que les postes officiels sont conditionnés
à des serments d’allégeance et des promesses d’obstructions à la justice. Cette
femme aux yeux bandés va voir de toutes les couleurs sous une telle
administration alliée à ce régime cupide.

L’option de disparaitre, du disque dur, par des acrobaties et des astuces
mensongères, des dossiers stratégiques impliquant ces autorités avides, peut s’avérer
lourdes de conséquences. Une administration qui aurait versé dans de tels stratagèmes,
à ses dépens, court le risque de se heurter au fameux principe triomphal
« Vox Populi, Vox Dei ».

A la salle de comédie du Bicentenaire, en implorant avec une révérence
subalterne la permission des députés, pour témoigner sa gratitude envers le
président, apparentée à une promesse de servitude au chef de l’Etat, on croyait
que l’impétrant, candidat au poste de la Primature, allait invoquer le nom de
Dieu à la place de celui de sa « majesté » Jovenel Moïse.

Temps de pouvoir de la
jeunesse, de la foutaise !

La nation devra prendre note que ce ne sera pas l’échec de la jeunesse ou
de la femme dans la plus haute direction du pays. Du train que ça va, la
jeunesse n’est pas au pouvoir, la femme n’est pas au pouvoir. La servitude,
l’assujettissement, la subordination, la dépendance et des liaisons dangereuses
seraient les maîtres mots de la relation présidence-primature. Aussi compétent,
chevronné, honnête, juste, efficace et rectiligne que puisse être un Premier
Ministre, il ne saura échapper aux propositions indécentes à solliciter par ce
régime qui ne peut survivre que dans le mensonge, l’imposture et l’usurpation.

Dans un raisonnement critique alimenté par la neutralité et l’impartialité,
deux possibilités existeraient ; soit que la primature s’aligne à la
vision opaque et le leadership fébrile de la présidence ; ce qui
entraînerait la servitude totale et l’accomplissement d’un ensemble de tâches
gouvernementales viles et vilaines pour plaire à son maître. La deuxième option
serait celle de se positionner avec une personnalité, avec dignité face aux
requêtes présidentielles infondées ; laquelle alternative engendrerait des
désaccords et des divergences qui seraient mis sur la table ; et la nation
en profiterait tant et aussi longtemps que le sens critique, le bon sens, la
lumière et la justice l’emporteraient.

Cependant, lorsque l’on énumère les multitudes de dossiers dans lesquels la
présidence est trempée, on n’a plus de doute que des missions impossibles,
indignes, opaques seront confiées à cette nouvelle équipe, camouflée par une
certaine jeunesse et une certaine représentation féminine.

La vie doit continuer sur notre surface de 27 750 km carrés pour ces plus
de onze (11) millions d’âmes à la recherche du bonheur. Les enfants doivent
emprunter la route de l’école ; la jeunesse doit cesser de se leurrer dans
un visa comme seule planche de salut, les « Madan Sara », les
commerçants, les entrepreneurs, les étudiants, les professeurs, les chauffeurs,
les sportifs doivent vaquer en toute quiétude à leurs occupations respectives.
La mendicité, la peur, l’indignité, l’indécence, la cupidité, l’avidité, la
violence, l’instabilité, l’insécurité doivent prendre à l’ancienne Perle des
Antilles.

Pour atteindre ces nobles objectifs, il faut un complot dans le sens
positif, avec les forces vives de la nation. Pendant que la présidence doit
penser au meilleur pour elle-même et pour le pays, en pliant bagage dans un dernier
discours de mea-culpa, les hommes et les femmes honnêtes et compétents sont
conviés à s’immiscer dans les affaires du pays pour enfin accomplir les
missions nobles et divines de paix, d’amour, de solidarité et de vies décentes
pour nos enfants, nos frères et nos sœurs trop putréfiés par la misère.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com

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