L’école, l’administration publique et privée, se retrouvent encore au point mort. 4 semaines après le début d’une énième phase de contestation populaire pour exiger la démission du Chef de l’État, Jovenel Moise. A l’occasion, les activités socioéconomiques peinent à démarrer ce lundi à Port-au-Prince, a observé Rezo Nòdwès.
Lundi 7 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Dès l’entame de l’opération ‘’scellé populaire’’, initiée par l’opposition politique, des barricades de pneus enflammés ont été constatées dans certains points de la capitale.
À Pèlerin, quartier abritant la résidence privée du Chef de l’État, Jovenel Moise, des agents de la Police nationale d’Haïti s’activaient déjà à dégager la voie des obstacles dressés la veille. Jusqu’à l’aube, des débris calcinés étaient visibles sur la chaussée.
À Pétion-Ville, des chauffeurs de tap-tap pressaient à regagner leur domicile en raison de jets de pierres et des menaces incendiaires proférées par des manifestants optant pour l’occupation des rues.
À Delmas, la circulation automobile paraissait impossible. Des barricades de pneus enflammés, de troncs d’arbres, de tessons de bouteilles entravaient la circulation. Le centre-ville n’est pas exempt de la situation qui prévaut dans la périphérie de la capitale.
Au Boulevard Jean Jacques Dessalines, à la rue du Centre, à l’entrée Sud de Port-au-Prince d’imposants obstacles ont contraint usagers et chauffeurs de véhicules à renoncer à progresser, exposent des images devenues virales sur des réseaux sociaux.
Intensification de la mobilisation
Les établissements scolaires ont jusqu’ici gardé leurs portes fermées. Aucun écolier n’a été constaté dans les rues et à travers des notes publiques, des responsables d’écoles ont invité les parents à se rendre compte du contexte sociopolitique polarisé.
Dans l’intervalle, sur des réseaux sociaux des appels à manifester se sont intensifiés. Le Président de la République Jovenel Moise, indiffèrent à l’appel de démission de l’opposition, espère encore un dégel.
Hervé Noel