Rues quasi désertes, paralysie totale des activités socioéconomiques, tentatives de blocage de voies publiques, la capitale haïtienne, avant la manifestation programmée vendredi, offre un visage anxieux

Vendredi 11 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– À Pèlerin 5, des tentatives pour barricader les rues se sont heurtées à la vigilance des agents de l’ordre.

À Pétion-Ville, dès l’aube, des chauffeurs de tap-tap prudents, avant d’investir les rues, s’accrochent à leur poste de radio pour prendre le pouls de la situation.

Dans des coins de rue, de rares regroupements de gens désespérés, guettent le trafic public pour essayer de reprendre leurs activités.

Au carrefour de l’Aéroport, des barricades de pneus enflammés et des jets de pierres ont contraint des usagers à rebrousser chemin.

Au centre-ville de Port-au-Prince, des rues désertes rivalisent avec des détonations sporadiques obligeant les gens à rester cloîtrés à la maison.

À la Croix des Bouquets, des artères assainies la veille, se retrouvent au réveil jonchées de troncs d’arbres, d’amas de détritus et de pneus enflammés.

Quelques heures avant la mobilisation, la peur gagne le cœur des Port-au-Princiens.

Hervé Noel