Pire qu’une volonté maléfique de verser dans une dictature sanglante, étonnamment au cours d’une ère de modernité inversée en des œuvres pestiférées, la déraison tyrannique résonne au bercail en des effarants coups de tonnerre au décibel effrayant. La culture de la logique est blasée et dénaturée sous le règne de cette mésaventure d’inculture et d’imposture outrancière au sommet de la magistrature suprême. Capoté dans tous les vices inimaginables en cette décennie d’ineptie « maudite » nourrie d’une médiocratie rancie, notre beau petit monde est envahi par le démon.
Mercredi 10 mars 2021 ((rezonodwes.com))– Le bon sens, victime récalcitrante d’une flopée de coups d’épées perçants, y décèle jusqu’à quel point la paranoïa est capable de diaboliser des cœurs et des esprits à un niveau de psychopathie et de sociopathie paroxysmique tel, que la paix sociale est perturbée par ceux-là même qui devaient la procurer et la sauvegarder jalousement. Bizarre ! Mais, sans conteste, cette laideur effroyable n’est pas si surprenante dans la mesure où personne ne saurait donner ce qu’il n’a pas. Quand ce sont des dealers qui se sont insouciamment métamorphosés en faux leaders pour assurer le gouvernail politique, le navire ne peut que chavirer dans le labyrinthe.
Babel, bordel, merdier, pagaille, caverne, galimatias, tohu-bohu, méli-mélo, imbroglio, capharnaüm, foutoir, cataclysme ; le lexique apocalyptique est épuisé pour camper fidèlement le tableau macabre de ramassis de simagris, gribouillis, majigridis et grafitis funestes dépeint par ces dignitaires figidis qui osent halluciner de perdurer dans la bulle officielle ad vitam aeternam.
En un projet abject de référendum constitutionnel arbitraire et d’élections frauduleuses avant la lettre, ces capitaines incultes dégainent sans gêne, à qui veut l’entendre, « personne ne peut leur ravir ce pouvoir, aux élections pike-kole dont ils contrôlent les détours, les contours, les alentours, à tous les tours, avec les vautours, les mécènes et les mercenaires des troubles sociaux ».
Experts des falsifications, galvaudeurs des valeurs, démagogues invétérés des cartes Dermalog, ces usurpateurs autoproclamés « Apredye » comptent détenir ce pouvoir de perturbation et de malversation pour cinquante ans. « Malheur à ceux et à celles qui oseraient se dresser en croix face à ce projet bananier » ; à défaut de quelques « tapes » au dos de la main, une caravane d’accidents et de décapitations les guettent. « Enjenyè a ap lage lame Dayiti li a lan bouda yo » !
Des élections « sélectives », en des cooptations subjectives, des votes zombis et des résultats truqués à corroborer par le Core-Group, l’OEA et le Binuh sous la consultation criminelle d’Opont, Sison, Lalime, Sola, tous mobilisés en catimini à ce CEP servile, composé de pseudonymes et d’anonymes, ces imbéciles ridicules et milices du régime PHTK se croient de véritables Malices.
Quels Boukis s’engageraient à titre d’électeurs ou de candidats dans ce scandale électoral d’élections bizango, dans un bouilli vidé, dans ce vide institutionnel béant assorti d’une méfiance généralisée qui amplifierait les crises pluridimensionnelles ? Des joutes avec Jouthe sous la direction des dilapidateurs des fonds du Petrocaribe (Rapport du Petrocaribe CSCCA, mai 2019), la vigilance et l’esprit patriotique auraient encaissé un sacré coup. La transition n’est pas une option ; mais une obligation.
Des Bayakous inondant les ondes de sophisme, de stupidité, d’élucubration et de masturbation intellectuelle ; des mawozo et des Babekyous semant la terreur et le deuil dans les familles, des « Habitants » officiels assurant l’intermédiation du kidnapping, ; nos fonds du trésor public, Petrocaribe, FDI, ONA, CAS, APN, BMPAD, FAES, BRH, transités à leurs comptes à des paradis fiscaux ; nous serions décidément pris, à mauvais juste titre, pour plus de 15 millions de kokorat si nous ne brandissons pas avec véhémence un carton rouge d’expulsion radicale à ces traitres fils qui sapent l’idéal dessalinien. La patrie serait définitivement la terre que nos ancêtres ont léguée comme héritage exclusif aux bandits répugnants de ce régime sanguinaire. Et nos désespérés Ti-Sentaniz, Ti-Mani, Ti-Joël, n’auront-ils donc rien ?
Laisser à nouveau le champ politique libre à ces cons, aliborons et mauvais Larrons, ce serait de la belle vie dans une copromanie répugnante en accélération TGV dans le badigeonnage de 400% vers les 1000% bulshit. Depuis déjà belle lurette, cela conspue et cela pue en des pirouettes décousues avec des bossus, des sangsues et des girouettes officielles aux esprits désaxés et aux cœurs malaxés de rancune, de manie, de haine et de complexe. Cavale sans issue dans une chute libre en parachute déchirée génératrice d’un collapsus ; trop de coup de massue au tympan de la méritocratie. Que cesse cette péripétie ! Il faut un retour à l’équilibre. Nou Fout Bouke !
Le diable montre son vrai visage
Ces officiels démentiels, en mission chtonienne dévoilée, mentent, matraquent, détraquent, violent, volent, conspirent, kidnappent, tuent, dévalisent, dorvalisent, dilapident et décapitent tout objet, tout sujet, tout ce qui est figé, tout ce qui vit, tout ce qui respire.
L’inamovible est congédié ; l’intouchable souffleté ; l’indéfendable innocenté; le bourreau libéré ; la victime incarcérée ; l’impensable en position dominante ; le sacré ridiculisé ; le condamné imposant ses lois ; l’inviolable galvaudé ; l’honorabilité prostituée. À petit feu, Haïti dépérit dans un effritement effréné des valeurs tangibles et intangibles. Jusqu’au bas-fond de l’enfer – générateur de claustrophobie, achluophobie, kénophobie, thanatophobie – peu exploré par la science « par crainte » de fouler le terrain de Lucifer, pourtant Haïti tutoie cette borne négative de l’infini, dans une fine proximité.
Pires que les signes de la dictature, la dialectique perçoit les empreintes d’une démence enragée d’une lignée de damnés détraqués à la direction de la Cité qui osent fédérer des gangs, des fous alliés, des aliénés on dirait nés d’une matrice démoniaque, qui massacrent matin, midi et soir, sans état d’âme aucun. Cette matière grise criminelle, pilotée par une répugnante flagornerie intellectuelle au service d’une présidence démentielle, pollue l’ouïe, la vue et l’odorat dans une puanteur inexorable.
Jamais discernement n’ait vu et entendu autant de mauvais « Habitants », manman baz, papa baz, hommes affreux de crasse, des limaces, des voraces, des femmes de basse classe, de bas étage, toujours en des scandales de pétasses, en missions répétitives sinistres sous l’auspice de véreux contrebandiers, de ministres affairistes et de directeurs malfaiteurs pour contacter leurs milices, en des câlins affectueux de mères et filles et de pères et fils.
Les factices kidnappings du couloir officiel se délectent au caviar, au champagne, en des gratinés, en des BBQ, au point que les larmes de crocodiles ne puissent se dessécher quand bandits officiels viennent chercher leurs dulcinées audacieuses pour retourner à leur maison assoiffée du sang qui piaffe sur l’injustice, qui coiffe le crime odieux et qui festoie avec les mains sales et les corps sans têtes et sans cœurs.
Par contre, dans le camp de la population bafouée, les kidnappeurs aux équipements de gladiateurs, aux véhicules blindés et aux uniformes officiels, montrent leurs muscles herculéens, leurs kalachnikovs et leurs mitraillettes pour défalquer, décapitaliser et décapiter médecins, infirmières, professeurs, étudiants et élèves qui seraient sans connexion viscérale avec les « bases » diaboliques au service de sa majesté.
Même une première dame qui devait se distinguer par son âme maternelle pour condamner les drames humains, dame plutôt le pion à Attila pour tristement s’immortaliser au côté des quidams infâmes qui sèment la peur et la terreur au cœur de la Capitale décapitalisée, banalisée et vassalisée. La bêtise de son altesse a atteint son paroxysme !
Mission impossible bien évidemment, mais dans le but de se perpétuer dans la cage en toute impunité, pour jouir d’une sempiternelle immunité pendant que le peuple croupit dans le miséréré dans sa cellule encrassée, les pères, les mères, les fils et les malins esprits du couloir officiel procrastinent, tergiversent, tempêtent, barètent, hébètent, excrètent et décrètent de manière secrète une palanquée de décrets pervers. « La petrophobie a ses raisons que la raison connait très bien ».
Ces mafiosos ont gobé les maigres ressources du pays, dont les fonds de la CIRH, du Petrocaribe, les dollars-cinquante et ceux des organismes autonomes, pour au final opter dans un artifice trompe-l’œil de jeter un « Ti-Rès » rempli de bave à un peuple si fier et digne. Le destin malheureux de la présidence à la prison est inévitable. Ceux qui ont mangé du pois doivent donner de la purée. Principe ! Juste une question de temps. Jour va, jour vient !
Quelle démocratie serait l’antidote de quelle dictature ?
Peu importe la forme de gouvernance adoptée, quatre vertus cardinales dont la sagesse, le courage, la tempérance et la justice devraient guider les œuvres de la Cité (sic. Platon). Toute confusion de classe qui voudrait par exemple coiffer un musicien, sénateur ou un incompétent, président, serait alors un dommage suprême pour la Cité. Qu’il soit la timocratie, l’oligarchie, la démocratie ou la tyrannie, en dehors des balises de la justice, que Socrate baptise à raison de « l’excellence de l’âme », aucun régime politique ne peut empêcher la déchéance économique et sociale.
Selon les prémisses et les conditions préalables d’une société, l’éminent philosophe Platon, rapportant les pensées lumineuses de Socrate, soutient que la dictature peut même se révéler moins mauvaise que la démocratie. « Tant que les philosophes ne deviennent pas rois ou, plus plausible, que les rois ne deviennent philosophes » afin de mieux apprivoiser le réel, peu importe le régime politique en vigueur, on ne saurait escompter des résultats soutenables. Entendons par philosophes ici, les gens épris de science et de conscience.
Si la démocratie ne peut s’harmoniser avec ces préceptes pour empêcher que des humains sans foi ni loi ne deviennent présidents, que des audacieux sans lecture ni écriture ne se ridiculisent et ne gaspillent du temps et de l’énergie dans la vanité et la sinécure à titre de députés et de sénateurs, que cette démocratie boive la ciguë. En référence au mythe phénicien qui classe les citoyens en des catégories de métaux de type or, argent, fer et laiton pour créer une harmonie dans la complémentarité, chacun a sa place dans toute société. Mais, le discernement ne s’égarerait pas de confier un bistouri à un mécanicien pour qu’il fasse une intervention chirurgicale. Chaos !
Mesdames, messieurs du Core-Group, de l’ONU, des ambassades et des OI, de quelle démocratie faites-vous donc l’éloge ? S’il s’agit de celle en vogue à l’Occident pédant qui exhibe ses mauvaises dents, de connivence avec la violence et la délinquance dans une impunité intéressée, vous êtes mal barrés quand vous souhaitez accomplir des missions de coopérations, d’intégration régionale, d’éradication de la pauvreté, d’équité, de justice et de paix sur la planète. Vous savez que vous bluffez.
Cette thèse d’une factice démocratie salvatrice, truffée d’ingérence, d’hypocrisie, de coups-bas et de traitrise qui souvent octroient oxygène et prothèse à l’imposture et l’inculture dans le coma, c’est de la foutaise ! Serait-ce au nom de la démocratie que vous avez imposé des nuls, des mules et des crapules pour néantiser les valeurs et basculer des millions de vies innocentes dans le désespoir et à l’abattoir ? Vous avez sciemment ignoré de mettre en application le vivant plaidoyer édicté dans le célèbre discours[1] interpellateur de Victor Hugo sur la misère, datant du 9 juillet 1849. Vous vous détournez du message d’amour de l’immortel Martin L. King qui exposait les méfaits du « Giant Triplex », racisme, matérialisme et militarisme que vous animez encore aujourd’hui par votre condescendance, votre insouciance et votre belligérance dans une gourmandise grandiloquente. Vous êtes égoïstes et vous êtes méchants !
La destruction de l’autre pour asseoir votre suprématie ne serait pas la meilleure ni l’unique stratégie pour défendre vos intérêts économiques. La loyauté voudrait que le Congo bénéficie des profits de la technologie car il en fournit le cobalt ; La Cote d’Ivoire devrait déguster les fruits succulents des milliards de dollars générés dans l’industrie du chocolat car elle en cultive la fève de cacao. Haïti n’aurait pas dû croupir dans la misère abjecte, car elle a participé activement à la formation de plusieurs générations au Canada, à de nombreuses victoires des nations devenues modernes dont celle de Savannah au profit des Etats-Unis.
Les jeux de négociation méritent d’être repensés, de manière sensée, dans un esprit d’équilibre gagnant-gagnant à travers un agenda d’exploitation des richesses naturelles qui profite tant aux pays appauvris qu’aux géants de l’Occident. Trop de guerres inutiles et insensées, trop de folie dans la quête d’une fortune périssable qui vous déshumanise jusqu’à appliquer des modèles aux effets de crises incessantes pour proliférer la confusion et le chaos. Le jeu ne peut continuer de se jouer avec autant de perversité, juste en raison de quelques enjeux économiques et géopolitiques. Un autre équilibre à visage humain s’impose.
Ce n’est pas possible que l’on ne puisse compter même pas un hôpital, un stade, une école professionnelle ou une université en Haïti, pays avec lequel vous vantez avoir des relations et des coopérations cinquantenaires et soixantenaires. « Shame on You » !
Il serait temps de passer des maquettes étincelantes à des réalisations palpables. Faites honneur à Dieu et à la postérité en vous attelant en toute sincérité à atteindre les beaux objectifs d’équité et de prospérité partagée entre le masculin et le féminin, entre le Noir et le Blanc, étalés noir sur blanc dans vos présentations PowerPoint et vos documents élaborés, validés et signés à des colloques, des forums et des sommets de concert avec les pharaons au sommet de la gouvernance de la planète.
Les élections ne seraient pas une panacée pour résoudre les multiples dérives et désordres multiformes légués par les amateurs, imposteurs et usurpateurs du régime en place. Ce projet mobilisant toute une population et qui nécessite des conditions sécuritaires préalables n’est même pas souhaitable dans les contextes de grande turbulence comme celle dessinée actuellement au pays. Non seulement il faut deux pour danser le tango ; mais il faut surtout la volonté, la cohésion et le climat de confiance entre les différentes parties. Sinon, ce serait un comportement gros soulier et « ti-zòtèy » consistant à kidnapper l’autre à la Lok-Tama ou à la Ti-Bobo en la forçant de s’accorder avec vous, contre son gré, dans un bal masqué en des morceaux désaccordés.
Mesdames, messieurs de l’international, êtes-vous aveugles ? Sinon, c’est quoi vos incitations à vous entêter avec opiniâtreté dans l’implémentation d’un projet scandaleux qui déboucherait ipso facto sur l’instabilité et la crise ? Clair comme du Crystal, les modalités ne sont tout simplement pas réunies et vous le savez « bien propre » pour organiser des élections, puisque ce CEP Dermalog monté en dehors de la loi n’est pas crédible. Pire que ce doute fondé d’une allégeance déloyale de l’institution électorale envers la présidence désaxée, les acteurs et bandits du chaos – kidnapping, surfacturation, pluri-facturation, décapitation, dorvalisation, saintilarisation, délit, conflit d’intérêt, crime financier – sont répertoriés dans les salons et les chambres officiels. La présidence est tombée sur la tête !
Prière d’arrêter cette bévue itérative de pousser vos énergies en des immixtions et des dictées pour réitérer les mêmes bêtises du passé risible en des scrutins malsains qui s’annoncent plus graves que les résultats de la gabegie et la tragédie électorale de 2010. Soyez humains et soyez reconnaissants. Haïti ne mérite pas de subir ce complot contre la décence, la science et la conscience qui veut sa disparition sur l’échiquier mondial. Quand même !
Si la démocratie ne peut envoyer la démence au vestiaire, alors vive la dictature « progressiste » !
Je ne ferais pas l’apologie, l’éloge encore moins un procès en faveur de la dictature ou de toute forme de gouvernement despotique, mais n’empêche que la gratitude humaine puisse se référer à l’immortel Fidel Castro ou au bon vivant Paul Kagame, pour témoigner, selon la ligne platonicienne, que la dictature en soi ne serait pas un poison, comparé à une démocratie scandaleuse qui d’ailleurs se décline et se déchaîne en des projets pharisaïques.
Pendant plus d’un demi-siècle, le Cuba a vécu sous le règne de la « dictature » de Fidel Castro dans la fidélité aux bonnes mœurs et aux « best practices » de la conception et l’exécution de projets au bénéfice du bien-être collectif. A quelques rares exceptions, cette gouvernance éclairée a porté ses fruits succulents pour la société cubaine, avec des externalités positives pour le monde entier. Un système écologique soutenable, un indice de développement humain parmi les plus élevés, de reluisants indicateurs de la santé et de l’éducation et donc un niveau de bonheur enviable. Si ce ne sont l’orgueil, l’arrogance et l’insolence des soi-disant champions de la démocratie, rien ne peut justifier que l’on tente d’évincer le Cuba dans le concert des nations exceptionnelles estampées du sceau de la modernité.
Le Cuba affiche un taux de scolarisation de 99.6%, une espérance de vie de 79 ans, un taux de mortalité infantile[2] très bas de 4,6 pour mille (4,6 ‰) en 2012, soit le plus faible du continent américain même en comparaison avec le Canada (4,8‰) et les Etats-Unis (6,05‰).
Doté de plus d’une trentaine d’universités de médecine[3] et d’environ 150 hôpitaux, le système de santé cubain est auréolé d’un personnel médical compétent de plus de 160 mille cadres répartis en 85 mille infirmières/infirmiers et 95 mille médecins. Pourtant, la taille de la population cubaine est de seulement 11.2 millions d’habitants, similaire à celle d’Haïti. Selon l’Unesco et l’OMS, les indicateurs cubains sont parmi les plus envieux.
Les veines de la Chine ne s’alimentent pas non plus du sang de la démocratie, ses poumons stoïques ne reçoivent pas l’oxygène « démocratique ». Pourtant, qu’est-ce que ce géant indomptable de l’économie et de la technologie moderne aurait-il à envier aux pays gouvernés par la démocratie comme la France ou les Etats-Unis ? Sur le plan économique, et même au niveau du développement humain, les Etats-Unis seraient-ils vraiment, de manière concrète, à des longueurs d’avance sur la Chine ? J’en doute !
Malheureusement, biais de l’asymétrie de l’information connue en théorie des jeux, derrière les statistiques publiées se cachent souvent des faiseurs et des farceurs au service de certains intérêts politiques et géostratégiques, qui plutôt détiennent la mission de détourner l’attention sur la vérité et la lumière. De nombreuses études ont déjà stipulé que la Chine est un géant qui dort et que le monde moderne serait chinois. Ne sommes-nous pas déjà à cette ère ? Le monde n’est-il pas Chinois depuis la dernière décennie ? Selon beaucoup de chercheurs, l’Occident a perdu la face depuis un lustre.
De cette dictature en demi-teinte avec le grand visionnaire Paul Kagame, le Rwanda vit dans la paix, la salubrité, la stabilité, le respect des droits humains, tout en se plaçant de manière compétitive sur l’échiquier de la compétitivité mondiale. Des projets économiques et sociaux portant sur la santé, l’éducation et la sécurité au profit de tous et de toutes ; conception de son propre téléphone portable, sa Capitale Kigali classée parmi les plus propres et écologiques de la planète, le Rwanda scintille après avoir enterré la hache de la guerre entre les tribus Tutsi et Hutu séparées par des dialectes et une petite teinte épidermique. De cette dictature éclairée du leader Kagame qui a sauvé tout un peuple, j’en voudrais bien.
Pendant que la population haïtienne est surendettée, décapitalisée et endeuillée par l’insécurité outrancière convertie en de nombreux cas de kidnappings suivis de rançon et d’exécution au quotidien, la présidence et la primature se perdent en des conspirations, des diffamations de coup d’Etat, puis en des gouyads éperdus « Ouvè le kò » à Jacmel et au Port-de-Paix. Comme un mélange pestilent résultant d’un fiasco fécal dans l’indécence, l’insouciance et l’insolence extrême, la puanteur nous étouffe. Véritable record de la dégénérescence !
Pour plaire à la démocratie, faudrait-il accorder carte blanche à l’incompétence, l’usurpation et l’imposture pour résonner comme des tonneaux vides au palais, au parlement et aux ministères en assassinant la raison en des flèches et des coups de couteaux dans le dos. De cette démocratie absurde, la dialectique en souffre amèrement.
Si au nom de la démocratie, la platitude intellectuelle peut renforcer la matière grise criminelle pour se mettre au service de la sinécure officielle dans une flagornerie répugnante pour mentir, mentir et mentir comme un arracheur de dents, la dignité en aurait marre de cette forme de gouvernance inadaptée à la dignité et aux objectifs du bonheur collectif.
Si au nom de la démocratie, les bandits vivement recherchés par la justice peuvent manger dans les mêmes assiettes, se désaltérer dans les mêmes verres, se coucher et se lever sur les mêmes lits orthopédiques que les chefs officiels jusqu’à détenir le pouvoir de révoquer et de remplacer des dignitaires en toute indignité. La « sainte colère » envoie du crachat sur cette démocratie épileptique.
Tel que cela se passe dans la région, voire au sein des pays avancés à l’instar de la France en ce triste moment qui met Sarkozy sur la sellette, je croyais que la démocratie voulait que les actes odieux – le crime financier, le délit de pot de vin, le massacre et la dilapidation des fonds du trésor public commis par un président, un ministre, un directeur ou un simple citoyen – purgent leur peine en prison. Malheureusement, la démocratie occidentale serait tordue en une initiative partiale, taillée sur mesure, négociée en fonction d’offres souterraines pour blanchir le noir et noircir le blanc, selon les intérêts mesquins en jeu.
Cette démocratie au chevet d’un capitalisme qui a perdu la tête, selon Joseph Stiglitz (2005), aurait définitivement échoué dans sa noble mission de réduire les inégalités sociales, de mettre fin à la faim et promouvoir la paix sur la planète.
Cette démocratie qui embrasse la méritocratie à la Judas Iscariote pour la violer en berçant le banditisme et en donnant du biberon à la médiocratie afin de faire le jeu pervers de l’Occident mais l’antijeu de toute une population bafouée en des mensonges polymorphes et multicolores, la justice n’en veut plus. Allez au diable, démocratie hypocrite !
A défaut d’une démocratie en bonne et due forme capable de garantir le respect des droits humains, la sécurité et la justice, la conscience choisirait plutôt de voter pour la dictature progressiste. Mais dommage, pour ce qui concerne notre Haïti, ce n’est même pas de la dictature qu’il s’agit ; c’est le règne de la démence au sommet de l’Etat.
Sans autorité, en absence totale des qualités de sagesse, d’humanité, d’équité, de courage, de sévérité, tel que soutenu par Sun Tzu (2020), dans « L’art de la guerre », le leadership est susceptible de se néantiser dans la perturbation, la procrastination et la tergiversation.
Aucun peuple conscient et digne ne tarderait de foutre un coup de pied dans une fourmilière cruelle qui le pique dans la jambe, au poumon et au cœur. Trop, c’en est trop. Il vient le temps de s’indigner pour que la raison supplante la démence !
Carly Dollin
carlydollin@gmail.com
[1] https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-discours-parlementaires/victor-hugo-9-juillet-1849
[2]https://cubacoop.org/spip.php?page=article&id_article=935&lang=fr&fbclid=IwAR2bUJNm1xxrWzp59evGi6igQSKMsvJjjXvHnt2A43Cc5fjOzrwIwGiNj7I
[3] https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Coronavirus-medecins-cubains-sexportent-travers-monde-2020-03-28-1201086624