Ce n’est pas demain la veille que Maître André Michel est susceptible de voir le président de la République Jovenel Moise se lancer à fond dans le dossier de dilapidation de fonds de Petro Caribe, tenant compte de ses déclarations à Paris, en décembre 2017 dernier
Port-au-Prince, mercredi 29 août 2018 ((rezonodwes.com))–Alors que le sénateur Joseph Lambert dans une vaine tentative d’étouffer le dossier Petro Caribe en le transmettant, selon des parlementaires de l’opposition, sciemment à la Cour Supérieure des Comptes,, Me. André Michel tient mordicus à la tenue d’un procès, une nouvelle version revue et corrigée du « Procès de consolidation » réalisé entre le 20 mars 1903 et le 25 décembre 1904.
« Jovenel Moise est le principal obstacle à l’aboutissement du procès Petro Caribe« , a écrit sur son compte Twitter un André Michel pourtant révélé pugnace pour sa persévérance en allant même jusqu’à saisir un juge chargé d’ instruire le brûlant dossier de corruption.
Michel, pour justifier son argument, s’est basé sur l’enlèvement de plusieurs banderoles KòtKòbPetroCaribe-a, affichées dans la région métropolitaine. Pour l’homme de droit, accusant directement le chef de l’Etat, cet acte impuni « démontre clairement que le régime tèt kale ne donnera jamais de la latitude au peuple haïtien d’intenter une action en justice contre les indexés dans la dilapidation de fonds de Petro Caribe« .
Parallèlement, un analyste politique qui s’est confié à Rezo Nòdwès, a fait remarquer que « le président Jovenel Moise pourrait se mettre à parler du dossier Petro Caribe, et faire croire qu’il s’implique à fond dans un suivi efficace, un peu de temps avant qu’il ne parte pour New York assister à l’Assemblée générale annuelle des nations-Unies« .
Rappelons que le 12 décembre 2017, lors d’une rencontre avec la communauté haïtienne de France à Paris, Jovenel Moise a laissé entendre « ke pèsòn pap pèsikité pèsòn tout otan ke li prezidan » et a déclaré qu’au sein de la justice du pays, on retrouve « 50 juges corrompus » qu’il a lui-même nommés.
