Qu’il est donc bien loin le Pérou, probablement à des années-lumière de Port-au-Prince où un Premier-ministre de facto dirige encore un gouvernement démissionnaire et prend des décisions administratives et politiques, après l’échéance depuis le 21 avril d’un « mandat constitutionnel » de 30 jours.
Le bureau du procureur de Lima au Pérou, a indiqué que le ministère public a présenté une demande dans le cadre de l’inculpation formelle de crime de blanchiment d’argent à l’encontre de l’ancien chef d’Etat, Ollanta Humala et son épouse, l’ancienne Première Dame, Nadine Heredia

Mardi 7 mai 2019 ((rezonodwes.com))–Après quatre ans et quatre mois d’enquête, au Pérou, le ministère public a déposé les actes d’accusation portés contre l’ancien couple présidentiel, en plus d’un groupe de personnes qui ont participé au blanchiment de plus de 3 millions de dollars en provenance de Odebrecht et d’autres revenus à partir de l’exploitation minière illégale.

A Lima, le procureur Germán Juárez Atoche, membre de l’équipe spéciale chargée d’enquêter sur Lava Jato, a indiqué que le bureau du procureur a déposé des accusations pénales formelles contre l’ancien président Ollanta Humala et l’ancienne première dame Nadine Heredia, respectivement à 20 et 26 ans de prison.

Cette peine de 20 à 26 ans serait appliquée pour le crime de blanchiment d’argent.

Le magistrat a précisé à sa sortie de l’audience qui s’est déroulée mardi dans la Salle Pénale Permanente à Lima qu’il a requis une durée de peine beaucoup plus longue à l’encontre de l’ex-Première Dame, Nadine Heredia, puisque « elle même est accusée de trois actes punissables« .

« Elle est accusée de trois actes punissables liés à la campagne de collecte de fonds en 2006, pour les comptes occultes et d’achat de biens immobiliers et la campagne électorale de 2011 (…) à Humala sont deux faits qui sont la campagne de 2006 et de 2011 « , a argumenté le procureur devant la presse.