Les drapeaux en berne et des cérémonies de commémoration ont lieu vendredi dans tout le pays.

Dix-neuf ans après les retentissants attentats qui ont fait près de 3000 morts aux Etats-Unis, les célébrations ont été sensiblement plus discrètes ce vendredi, pour éviter les rassemblements. Mais les deux candidats-présidents ont été évidemment très observés.

New York, vendredi 11 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–«La pandémie de Covid-19 affecte même les événements les plus solennels», observe la chaîne de télévision NBC. Dix-neuf ans après les quatre attentats suicides du 11-Septembre perpétrés le même jour aux Etats-Unis et provoquant la mort de 2977 personnes – dans le centre de Manhattan à New York, à Arlington et à Shanksville en moins de deux heures –, les célébrations ont été sensiblement différentes des autres années, avions-nous observé vendredi.

Donald Trump solennel, évitant la controverse en Pennsylvanie, Joe Biden dans l’empathie au mémorial de «Ground Zero» à New York: les candidats à la présidentielle américaine ont globalement respecté, vendredi, la trêve que représente la commémoration des attentats du 11 septembre 2001, même si des cérémonies rivales ont entamé ce vœu apparent d’unité.  

Après le 11-Septembre, «nous étions unis par notre conviction que l’Amérique est le pays le plus exceptionnel au monde, béni par les plus incroyables héros, et que ce pays vaut la peine d’être défendu jusqu’au dernier souffle», a déclaré le président américain depuis Shanksville, en Pennsylvanie, où s’écrasa un des quatre vols détournés par des membres d’Al-Qaïda.

M. Trump a profité de ce discours pour rappeler que les forces américaines avaient, sous sa présidence, tué «le tueur sauvage» et chef de l’État islamique Abou Bakr al-Baghdadi en octobre 2019, puis le général et «boucher» iranien Qassem Soleimani en janvier 2020.

Il n’a, en revanche, pas mentionné l’élimination, en mai 2011, d’Oussama Ben Laden, chef d’Al-Qaïda et inspirateur des attentats du 11-Septembre, sous la présidence de Barack Obama.

Au même instant, son rival démocrate Joe Biden, qui a récemment accéléré le tempo de sa campagne après des semaines cloîtré dans sa maison du Delaware, était lui sur le site de «Ground Zero» à New York, au milieu des proches des près de 3000 victimes des attaques du World Trade Center.

Le candidat avait promis, avant son arrivée à New York, qu’en ce jour d’anniversaire, il ne parlerait «que du 11-Septembre» et que sa campagne avait suspendu toutes les publicités pour l’occasion. 

«C’est une journée solennelle, et on va faire en sorte qu’elle le reste», avait-il déclaré, avant d’appeler, depuis New York, le peuple américain à l’unité pour faire face à la pandémie de coronavirus, à l’instar des jours qui suivirent le 11-Septembre. 

avec Le journal de Montréal