Un manifestant tué par balles au Champs de Mars, lundi. Y-a-t-il un corps illégal de civils armés en Haïti sous la présidence de Jovenel Moise prenant activement part aux opérations de police ?

Selon des témoins, des civils à bord de motocyclettes ont ouvert le feu sur une foule de manifestants. La victime, le nommé Ronald a été atteint de plusieurs projectiles dans l’abdomen. Jusqu’en fin de soirée, le constat légal du meurtre a été mis à l’épreuve.

Port-au-Prince, lundi 7 octobre 2019 ((rezonodwes.com))–Jusqu’en fin de journée du lundi, le corps sans vie du nommé Ronald était encore allongé sur la chaussée, à quelques encablures de la Place Dessalines, au Champs de Mars. La victime, selon des témoins, a reçu plusieurs projectiles dans l’abdomen avant de succomber à ses blessures. Le crime commis par des individus abords de motocyclettes a provoqué l’émoi chez les compagnons de lutte du militant nommé Ronald.

Des individus à bord de motocyclettes, rapportent des témoins, auraient ouvert le feu sur une foule de gens mobilisés pour exiger le départ du président Jovenel Moise, accusé de corruption et passé pour être maître en stratagème, notamment dans le détournement de fonds de Petro Caribe.

Au soir du meurtre, le constat légal a été rudement mis à l’épreuve. Le véhicule du magistrat a été incendié par des manifestants mécontents. Des agents de maintien d’ordre ont dispersé la foule de protestataires en faisant usage du gaz lacrymogène.

Les contestataires ne décolèrent pas, ils ont interdit la levée du corps en dénonçant des escadrons de la mort engagés par le pouvoir Tèt Kalé en mal de légitimité.