par Carly Dollin

Icônes de la pensée libre et affranchie, porte-étendards de l’esprit critique,  figures emblématiques des nouveautés, des
inventions, des créations, des imaginations, des paradigmes, des innovations et
des tournants politiques et économiques décisifs de l’histoire de l’humanité, les
immortels scientifiques et penseurs littéraires, dont ceux de l’Académie
Française, orientent, influencent et façonnent les actions, les réflexions, les
interactions, les intuitions, les perceptions, les impressions, les
conceptions, les aspirations, les inspirations, les réalisations, les
harmonisations et les standardisations qui s’opèrent dans le monde culturel et
scientifique.

Jeudi 23 mai 2019 ((rezonodwes.com))– D’une fière allure, d’une rare élégance, d’une sagesse remarquable et d’une exquisité recherchée, Dany Laferrière a été ovationné avec euphorie sur le plateau de l’émission très prisée « Tout le monde en parle » pour embaumer une salle comble et des millions de téléspectateurs suspendus à ses lèvres poétiques, anticonformistes, inspirantes et créatrices pour passer un moment jouissif de réflexions, d’échanges et de partage dans la détente, la joie et le bonheur immenses.

C’est avec fierté et avec classe que le fameux présentateur vedette de l’une des plus belles émissions de la télévision sexagénaire du Québec, Radio Canada, accueillait, en avril 2018, l’éloquent Dany sur son plateau enjôlé par tout le Québec.  » « Avec lui Paris devient un diamant, voici l’immortel Dany Laferrière ». Guy Lepage a fait preuve d’une grande culture et d’un sentiment de reconnaissance envers la terre natale de notre Dany, cette richesse et ce diamant raffiné non encore exploité par Haïti. Des références à la commune de Petit-Goâve, au séisme du 12 janvier 2010, et surtout du créole à l’accent québecor « Mwen swete ou yon bôn fèt monchè Akademisyen », l’animateur ne manquait pas d’accorder le crédit littéraire à Haïti. Guy Lepage ne tarissait pas d’éloge envers le natif de Petit-Goâve, cette exquise personnalité et cette perle qui rehausse et fait briller de mille couleurs l’image du Canada et d’Haïti en Europe et à travers le monde, en tant que le premier Canadien et le premier Haïtien à fouler le sol du Quai de Conti, à la Coupole. Chaque mot, chaque parole, chaque consonne et chaque voyelle sorties de la bouche de ce dialecticien a été une bénédiction pour l’audience. Par ses exploits, sa force de persuasion, ses positions singulières, ses pensées mystérieuses, inspirantes, équilibrées et libératrices, Dany Laferrière est déjà un brevet et une marque devant être déposée dans le panthéon de l’histoire culturelle mondiale.

Une trentième
œuvre empreinte d’une rare authenticité

Le
dernier bébé de Dany, « Autoportrait de Paris avec chat », son
trentième, accouché en dix-huit mois, garni de mille deux cents dessins, est
une œuvre hétérodoxe extraordinaire, une production hors-norme, écrite entièrement
de la main de l’auteur. Le récipiendaire du prix Médicis 2009 a exposé, dans ce
trentième, un Paris de rêverie et de rencontres imaginaires avec des penseurs,
des idéologues, des philosophes et des personnages illustres de la littérature
et de l’histoire de la pensée critique tels que Jorge Luis Borges, Ernest
Hemingway, Jean-Luc Godard, Marguerite Duras et Jean Cocteau. Cet ouvrage
original du deuxième Noir admis, après Léopold Sédar Senghor, à cette
prestigieuse institution vielle de quatre siècles, est fortement appréciée,
adulée et encensée par ses pairs à la Coupole. Les propos élogieux de ses collègues,
Marc Fumaroli, grand critique du 18e siècle, Jean Luc Marion, grand
lecteur du philosophe Emmanuel Kant et Michel Serres, coulaient à flots, pour vanter
et honorer ce produit succulent de l’immortel académicien Haïtien. Depuis des
décennies, c’est le livre le plus fou et le plus libre publié à l’Hexagone, a
reconnu le journal parisien, L’Express.

Exposition
et reconnaissance des valeurs de l’alphabet et plaidoirie au profit de la main

Dans
ce dernier livre, Dany fait le plaidoyer de l’importance, la droiture et la beauté
de la main. L’apprentissage de l’écriture et des premières lettres a été une tâche
ardue, devenue un savoir et un savoir-faire extraordinaire que l’être humain de devait pas mépriser et
jeter à la poubelle. Nous devons reprendre la main.  La main à une mémoire que l’ordinateur n’a
pas : la caresse, l’amour, le mépris, le refus, les émotions et les
sensations du froid, du chaud, ce premier outil de la vie doit être récupéré et
revalorisé, tels sont les cris stridents poussés par Dany pour défendre la main
humaine.

L’auteur de « L’énigme du retour » a également témoigné,
dans ce livre, des reconnaissances bien méritées envers l’alphabet. En effet, c’est
grâce aux voyelles et aux consonnes que nous existons, c’est grâce à la lettre que
les actes de paix, de justice, de liberté, de bravoure et la vérité sont
révélés et exposés à la face du monde et déposés dans les annales de
l’histoire. Les souvenirs, les angoisses, les impressions, les intuitions, les
inventions, les échecs et les succès, constatés au cours des siècles et des
millénaires, sont déposés et endossés par l’alphabet, à travers des millions de
livres. L’alphabet porte le fardeau du monde. C’est grâce à l’alphabet que le
mensonge, les délits, les dilapidations, les crimes et les barbaries sont dévoilés.
Sans l’alphabet, l’Allemagne aurait pu raconter qu’Hitler n’existait pas ;
les défenseurs des forces des ténèbres auraient pu véhiculer que le régime
sanguinaire des Duvaliéristes qui ont failli engloutir notre Dany, était un
conte de fée ; les indécences, les cupidités, les arrogances, les
incompétences des générations politiques actuelles auraient pu être passées
sous silence et s’enterrer pour vendre, à la population, des images de victimes
d’un système afin d’assurer des arrières politiques à ces comédiens et ces
caméléons du Bicentenaire et de la maison blanche haïtienne qui ne peuvent
respirer que l’oxygène de l’immunité procuré par les postes officiels.

Digne successeur de Montesquieu et d’Alexandre Dumas Fils
au deuxième Fauteuil de l’Académie ; Dany, après seulement trois ans,
épate, fascine, ébahit et marque l’Académie Française comme un lion de ses
griffes ; comme l’avait fait Montesquieu, notamment dans sa fameuse pièce
« De l’esprit des lois ». Ce chef-d’œuvre de Charles-Louis de
Secondat, publié en 1748, est  un
héritage mondial qui donne de la matière à la politique et à la bonne
gouvernance.  Ce traité décrit les
différentes formes de gouvernement (monarchie, aristocratie, république,
despotisme…) et les lois qui conviennent à celles-ci. On y trouve la célèbre
théorie de la séparation des trois pouvoirs qui constitue aujourd’hui une
référence dogmatique de la démocratie.

En février dernier, Dany a accompli un acte immortel,
élogieux et digne de nos ancêtres. L’académicien Haïtien a pu convaincre et
persuader ses pairs sur la nécessité d’inscrire noir sur blanc le concept
VERTIERES dans le dictionnaire français, plus qu’une victoire du Noir sur le
Blanc.

Comment
Haïti peut-elle profiter de sa présence imposante au deuxième Fauteuil de la
Coupole ?

Les fortes corrélations positives entre des interfaces de
qualité avec le succès ne sont plus à démontrer. Des exemples notoires
garnissent les annales de l’histoire du monde civilisé. Nous retenons par
contre l’un des plus éloquents, celui du prix Nobel de la paix de 1993, Nelson
Mandela, devenu en 1994, après vingt-sept ans de prison, président de l’Afrique
du Sud. Cette âme humaine extraordinaire a su avaler tout sentiment d’orgueil
et de vengeance pour réconcilier toute une nation, coudre les tissus, guérir
les plaies, panser les blessures de discorde, de ségrégation et de l’apartheid qui
rongeaient et déchiraient son pays. Par son charisme, son cœur magnanime et
charitable et par un dépassement de soi surhumain, Madiba a impulsé et créé les
climats favorables pour assurer sur cet espace de 1.22 million de km carrés, la
sécurité, la stabilité politique et sociale, conditions sine qua non pour
attirer les investissements locaux et étrangers. L’immortel Nelson Mandela,
devenu une icône mondiale de la paix, a défendu, avec classe et amour, la
devise de son pays qui prône l’unité dans la diversité.

Au PIB per capita de quatorze mille dollars américains,
aujourd’hui, l’Afrique du Sud est assise dans la classe des pays émergents. Les
résultats spectaculaires de ce géant du continent africain habité par 55.6 millions
d’âmes humaines, sont le fruit d’un leadership avisé et d’une vision éclairée
portés par les gènes d’une âme impeccable, qui s’inspirait des valeurs
intrinsèques et divines pour réconcilier la nation avec elle-même et l’inonder
d’hommes et de femmes politiques compétents au pouvoir pour l’emmener au bon
port. Par son influence, sa force de persuasion et son charisme, Mandela a
permis à l’Afrique du Sud d’accueillir en 1995 un évènement international
de grande envergure, la coupe du monde de Rugby, remportée d’ailleurs par le
pays hôte, qui a rehaussé son image tout en y générant des revenus colossaux.

Encore, en raison de sa persuasion, son sens de l’intérêt
collectif, son éloquence et par la stabilité et la sécurité qu’il a insufflées
au pays, Nelson Mandela a offert à l’Afrique du Sud l’opportunité et le
privilège d’organiser la dix-neuvième compétition de la coupe du monde de
football de la FIFA, en juin-juillet 2010. Cette vitrine internationale
achalandée, miroitée et caressée par tous les grands pays du monde – qui recrutent
des agents, des mercenaires et des avocats pour faire du lobbying, jusqu’à sortir
des cartes déloyales pour influencer et corrompre de haut-cadres de la FIFA – a
constitué une bouffée d’oxygène pour toutes les forces vives de l’économie
Sud-africaine. Les infrastructures, le transport, le tourisme, la restauration,
la technologie, tous les secteurs sont animés et revigorés avant, pendant et
après de longues années qui suivent cet évènement mondial. D’énormes effets
multiplicateurs et des effets d’entrainement gigantesques sont enregistrés dans
les secteurs de l’entreprenariat, avec des attractions et des créations
monstrueuses d’entreprises nationales et de multinationales qui alimentent la
population avec des services de qualité et des emplois décents dans différents
secteurs.

Cet exposé des faits saillants relatifs à l’Afrique du
Sud, emmenée à la terre promise par cette personnalité distincte du millénaire,
consiste à nous convaincre de la portée de l’opportunité économique, sociale et
politique avec la présence de notre immortel Haïtien à l’Académie Française.

En sollicitant et en mobilisant à bon escient la faculté dialectique,
le cœur généreux et la tête bien faite de Dany Laferrière, Haïti peut accomplir
autant que l’Afrique du Sud en améliorant ses superstructures et ses infrastructures.
Avec des interfaces de la trempe de Dany Laferrière, qui détiennent les as
d’atout de la persuasion, de la conviction et qui savent inspirer confiance aux
interlocuteurs, de grands projets et des fonds signifiants peuvent être négociés
et défendus auprès des organisations non gouvernementales (ONGs), des organisations
internationales et des fondations multimilliardaires, pour construire à la
Capitale et dans les provinces des salles de théâtre et de cinéma, des parcs
sportifs, des stades, des bibliothèques, des écoles, des hôpitaux et des universités.
Dany Laferrière peut énormément contribuer à résorber cette dérive économique
et sociale et à stopper cette hémorragie effrénée de la monnaie nationale. Dany
peut apporter son précieux concours à la résolution de ce sérieux problème de
la fuite massive de capitaux et de cerveaux vers des pays de l’Amérique Latine
et vers l’Amérique du Nord, en offrant aux jeunes des alternatives et des opportunités
pour se perfectionner dans des domaines porteurs, en forte demande dans les
secteurs des ITO et des BPO. Après la formation de ces jeunes, Dany saura les
défendre, les encadrer et les accompagner pour saisir les opportunités
d’emplois auprès des compagnies internationales de l’Amérique et de l’Europe,
gourmandes des services externalisés.

D’autres personnalités haïtiennes exquises dont Nahomie
Osaka, Samuel Pierre, Michaelle Jean, etc. devront se joindre à l’immortel Dany
Laferrière pour créer un cercle élitiste vertueux d’ambassadeurs,
d’ambassadrices, de plénipotentiaires et de conseillers spéciaux pour défendre
les intérêts supérieurs d’Haïti face à des pays dits partenaires et amis et
auprès des institutions bilatérales et multilatérales œuvrant dans le
développement.

Les débats, les discussions et les actions de réparations
et de justices peuvent être soulevés et animés par ces icônes pour exiger de la
France, la restitution de la dette et la réparation des torts causés à Haïti.
Le dossier de la rançon des quatre-vingt-dix mille franc-or, imposée en 1825
par l’Hexagone à Haïti, peut être porté par Dany Laferrière et Co. par devant
les institutions compétentes, pour des prises de décisions justes et conformes,
à la lumière des références et des valeurs prônées par les Droits de l’Homme et
les autres conventions internationales. Ce crime économique et financier
perpétré, sous menace d’invasions barbares, par le roi Charles X, d’un montant estimé
aujourd’hui à plus de vingt-et-un milliards de dollars, est responsable de
l’asthénie et du rachitisme de l’économie de cette nation historique. Cette
démarche salutaire, de demande de réparation des tyrannies et des injustices
causées par la France, ne peut hypothéquer le climat de fraternité et de
sérénité régnant entre l’académicien Haïtien et ses pairs ; car c’est une
question de justice qui devrait interpeller toute âme humaine équitable, y
inclus les autres collègues de la Coupole.

Des Dany Laferrière sont en hibernation, des Nahomie
Osaka sont coincées dans la crasse et le marasme économique, ils ont besoin de
« boosters », des encadrements et des inspirations. À ce stade, les médias
ont un rôle crucial à jouer pour justifier leur importance dans la société. Les
oreilles et les yeux des enfants, des jeunes et de la population doivent être gâtés
par la présence permanente de ces belles âmes et ces magnifiques figures
haïtiennes qui doivent occuper constamment les petits écrans et les salons des
différentes stations de radios. Temps de cesser les interminables débats sans
forme et sans matières, ces cacophonies et confusions, avec des paresseux, des
incompétents et des comédiens du Bicentenaire ; temps de couper le micro
aux scoops alimentés par les bandits Arnel Joseph, Kakout et Ti Kenkenn qui
mobilisent les journalistes dans des entrevues spectaculaires et impromptues,
quand ils le veulent. Ce revirement et ce changement de paradigme nous sont
imposés pour définitivement servir notre pays convenablement.

Lorsque la politique veut, l’économie peut. Il nous faut
une volonté politique et une conscience collective qui doivent passer par des
options nobles et par des choix avisés de citoyens compétents pour redorer le
blason du pays et redresser la barque de notre économie.

Dis-moi
quelles pensées te gouvernent et je te dis ton statut économique et social

L’imagination, la réflexion, la pensée et la parole ont
précédé toutes les actions et les réalisations humaines. Les gratte-ciels, les
engins spatiaux, les connexions spectaculaires à travers les ondes magnétiques
et scalaires, les merveilles dans tous les secteurs dégustées au sol, au
sous-sol, à la mer et dans l’espace sont passés dans les moules de la pensée
critique avant de se faire chaire. Les lettres, les voyelles, les consonnes, les
mots, les paroles, les pensées, les combinaisons complexes et synchronisées de
ces signes portent en eux, la vie. Une nation est aussi grande et fière que ses
sommités littéraires, scientifiques et culturelles ; un peuple est aussi
petit que ses dirigeants et ses interfaces politiques incompétents et indignes.

Haïti a besoin d’hommes et de femmes dignes, compétents,
honnêtes et experts dans les chiffres et les lettres, qui sont capables
d’inspirations, de créativité, d’imaginations et de réflexions complexes pour
déceler et valoriser les richesses humaines et naturelles du pays. Des
personnalités qui soient à même d’analyser, de comprendre et d’interpréter les
enjeux politiques, les intérêts et les agendas loyaux et déloyaux des acteurs
nationaux et étrangers. Le pays a soif de leaders capables de décoder les
non-dits dans les jeux de négociations, pour placer des pions, contrecarrer, négocier
et dresser des plans et des stratégies efficaces et dominantes pour sortir le
pays de l’ornière de la pauvreté et du sous-développement.

Un pays ne se résume pas à une salle de comédie et de
théâtre pour se laisser diriger par des incapables de lectures et d’écritures
élémentaires. Un pays n’est ni une plaisanterie ni un jeu de Playstation entre
les mains des enfants qui tâtonnent avec des armes, des dangers et des risques,
un pays n’est pas un jeu de casino à Las Vegas. Ces sénateurs, ces députés, ces
maires, ces ministres, ces directeurs généraux, ces conseillers et ces dirigeants
malappris, inaptes, malhabiles et maladroits dans les affaires stratégiques de
la République ne sont pas à leur place. Un pays doit concevoir des projets publics
porteurs pour planifier son avenir et promouvoir les valeurs et les vertus de
l’éducation, la santé, la culture, l’environnement, la paix, la sécurité, la
stabilité, la liberté, la justice et la probité. Ces chantiers se réalisent
avec des plumes et encres. L’indécence, la cupidité, l’arrogance,
l’incompétence et l’indignité doivent être renvoyées aux vestiaires pour
plébisciter au pays les vertus et les valeurs pour enfin emprunter la voie du
salut, les sentiers de la paix, de la justice, de la fraternité et de la
création de la richesse.

Haïti est un grand pays qui regorge d’hommes et de femmes
extraordinaires au terroir et à la diaspora, de la trempe de Paul Kagame,
Nelson Mandela, Martin Luther King, Christiane Taubira, Angela Merkel ou
Kolinda Grabar pour assurer sa bonne gouvernance. Il est temps que notre pays
reprenne sa dignité, sa valeur et son honneur aux yeux du monde entier. Il est
temps de mettre fin à la gestion malsaine et catastrophique de la petite
enfance et de la jeunesse, temps de ne plus compter dans la société des Ti-Sentaniz
et des enfants des rues qui font toutes les acrobaties et les gymnastiques
honteuses pour assurer leur survie ignominieuse. Prenons décidément la ferme
résolution de remettre la direction de notre pays aux mains des hommes et des
femmes bien formés, intègres et responsables pour prendre rendez-vous avec le
progrès et le développement économique et social.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com