Le régime autoritaire de l’apprenti dictateur Jovenel Moise qui gouverne le pays par tâtonnement, se ravise finalement et annonce la suspension de toute autorisation d’entrée sur le territoire pour les ressortissants haitiens bloqués à l’étranger depuis mi-mars dernier.
C’est une méthode à la Duvalier, du temps fort de la dictature en Haïti, que pensait appliquer ce gouvernement de façon autoritaire. Avec le peu de consulats ou de représentations diplomatiques implantés dans les communautés haïtiennes, un véritable calvaire vient d’être évité…
Samedi 20 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Le premier-ministre de facto, Joseph Jouthe, continue sa cacophonie dans les instances décisionnelles de l’Etat haitien, encore existant, en dépit de tout. Le gouvernement illégitime qui s’est finalement ravisé, « a suspendu l’autorisation d’entrée sur le territoire pour ses ressortissants bloqués à l’étranger par la pandémie de Covid-19« , a appris Rezo Nòdwès.
Les Haïtiens qui n’ont pas pu rentrer dans le pays avant la fermeture des aéroports en mars ont eu auparavant besoin d’une « autorisation préalable » des autorités pour accéder aux vols des rapatriés vers Port-au-Prince. Une situation qui a été hautement critiquée par des organisations de la société civile et de droits humains en Haïti.
Dans une correspondance adressée au ministre des Travaux Publics, dont la copie circule sur tous les réseaux sociaux, le Premier ministre de facto, Joseph Jouthe, a indiqué que les compagnies aériennes pouvaient embarquer n’importe quel passager sur un vol à destination d’Haïti, mais a souligné qu’elles devaient se conformer aux réglementations sanitaires.
« Aucune autorisation préalable du gouvernement n’est exigée pour l’embarquement d’un passager sur un vol à destination d’Haïti » a écrit Joseph Jouthe à Nader Joiseus, ministre de fait des Travaux Publics, du Transport et des Communications.
Jouthe a souligné que leurs documents de voyage seraient conservés par les services d’immigration pendant une période de 15 jours, fixée par le pays pour la quarantaine. Toutefois, l’Ingénieur Joiseus a fait entendre une note discordante au sein de la cacophonie de cette équipe gouvernementale en indiquant, selon une source généralement bien informée, que « la décision de garder provisoirement les passeports des voyageurs est annulée« .
Au début de ce mois, les autorités qui dirigent autoritairement par décret, ont été contraintes d’assouplir les conditions imposées aux Haïtiens bloqués à l’étranger nourrissant le désir de rentrer chez eux en dépit de la situation exécrable du pays. L’administration Moise-Jouthe a supprimé la réservation d’hôtel pour les jours d’isolement, bien que l’obligation de présenter un certificat prouvant leur résultat négatif au test Covid-19 demeure. Reste à savoir si ce dernier point sera effectivement suivi.
Le gouvernement se prépare également à une réouverture progressive des « activités économiques », en plus de la normalisation des vols commerciaux, alors que la maladie covid-19 est en pleine progression avec un plafond d’environ 5 000 cas confirmés, en fin de semaine.
Par ailleurs, les autorités sanitaires qui ne sont pas encore prononcées sur l’attroupement des gens pour venir retirer leurs cartes Dermalog, en vertu d’un décret présidentiel, ont averti que l’ouverture des frontières pourrait entraîner dans le pays l’introduction de souches plus virulentes de Covid-19, présentes dans d’autres régions du monde.
Elles ont également insisté sur l’application des instructions sanitaires, l’utilisation de masques dans les lieux publics, la désinfection fréquente des mains et le maintien d’une distanciation sociale.
