Port-au-Prince, mardi 16 juillet ((rezonodwes.com))– Quelques jours avant la date limite pour la régularisation des migrants haïtiens au Chili, le gouvernement haïtien a reconnu son incapacité à aider ses ressortissants menacés d’expulsion.
Dans un communiqué publié par les médias locaux, le ministère des Haïtiens à l’étranger (Mhave) a confirmé qu’il était au courant de la situation irrégulière des immigrés et s’est inquiété des problèmes de documents d’identification auxquels sont confrontés les compatriotes à l’étranger, en particulier ceux qui résident au Chili.
Au début de la semaine dernière, l’administration de Sebastián Piñera a annoncé que plusieurs milliers d’immigrés sans papiers devront retourner dans leur pays d’origine s’ils ne peuvent être légalisés sur le territoire avant le 23 juillet.
La mesure, a déclaré le gouvernement sud-américain, répond à une nouvelle disposition visant à « mettre de l’ordre dans la maison » et à mieux réglementer l’immigration au Chili.
Parmi les étrangers menacés d’expulsion, la majorité sont des Haïtiens, a récemment reconnu le ministre de l’intérieur chilien, Rodrigo Ubilla.
Depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, Piñera a renforcé les conditions d’obtention de visas de travail et de résidence pour les étrangers au Chili. En particulier, ceux en provenance d’Haïti doivent maintenant obtenir un permis d’entrée.
Plusieurs organisations ont critiqué la « main dure » du gouvernement, qui a lancé en novembre dernier un plan de retour humanitaire pour les Haïtiens, qualifié de « déportations forcées ».
Jeudi dernier, le Groupe de soutien aux réfugiés et aux rapatriés pour Haïti a exhorté les autorités nationales à garantir les droits de ses citoyens, ainsi qu’à accélérer la procédure de documentation des migrants, qui doivent simplement mettre à jour leurs passeports et obtenir un certificat délivré par la Direction centrale de la Police judiciaire, afin d’éviter l’expulsion.