Parmi les mesures visant à stopper le déséquilibre de la balance économique et commerciale du pays, l’élimination de la subvention des produits pétroliers s’avère indispensable, soutient Michel Patrick Boisvert, à l’occasion de son installation comme nouveau ministre de l’Économie et des Finances.
Vendredi 6 mars 2020 ((rezonodwes.com))– Le grand Argentier de la République fraîchement investi, Michel Patrick Boisvert entend appliquer à la lettre les consignes du Président de la République Jovenel Moise pour dégager des fonds devant financer des projets sociaux.
En ce sens, l’élimination des subventions des produits pétroliers, véritable nœud gordien social, sera adressée incessamment, a informé Michel Patrick Boisvert.
‘’Le ministère continuera de travailler avec l’association des Professionnels du pétrole et les autres acteurs œuvrant dans le domaine dans l’objectif d’arriver à freiner la subvention des produits pétroliers et à revenir à l’application de la loi de 95 traitant des actifs variables’’, a-t-il déclaré.
Le gouvernement de facto, après avoir dressé le diagnostic de la situation macroéconomique et l’état des finances publiques désastreux, s’est résolu à mettre la pédale douce en ce qui concerne l’augmentation de la pression fiscale.
En raison des troubles sociaux, les 3 premiers mois de l’exercice en cours (octobre, novembre et décembre) se sont révélés en une catastrophe. Les prévisions de recettes ont considérablement chuté et parallèlement les dépenses publiques ont accru, recourant à un financement monétaire de la Banque centrale.
Dans l’intervalle, le nouveau patron du MEF, promet de relancer le prêt de 229 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI), dossier ajourné pour cause d’absence de gouvernement légitime.
Depuis plus de deux ans, l’État fonctionne en dehors des normes financières. L’absence d’un document ratifié par le Parlement a contraint le gouvernement à reconduire deux anciens budgets non conformes aux préoccupations sociales. Le Grand argentier promet de doter le pays d’une loi de finances dans les prochains jours.
Les mesures visant à redresser la situation macroéconomique du pays passe par une gestion saine des ressources publiques, concède Michel Patrick Boisvert. Le pacte de gouvernance économique et financière paraphé entre le ministère de l’Économie et des Finances tarde à être concluant.
Les nouveaux dirigeants de facto entendent miser sur des mesures impopulaires tout en espérant que l’international va délier les cordons de la bourse en faveur d’Haïti.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com