Nommé Directeur Général ad intérim de la Police Nationale d’Haïti par un premier-ministre de facto, sans pouvoir légal et constitutionnel, Rameau Normil entend se conduire en chef en annonçant dimanche avoir pris des mesures pour garantir la réouverture de l’année scolaire, prévue pour lundi 9 septembre 2019.

Dimanche, 8 septembre 2019 ((rezonodwes.com))–« Des dispositions avaient été adoptées pour assurer la sécurité du début d’année académique scolaire dans les 10 départements du pays« , a confirmé le DG a.i. Normil accentuant particulièrement sur la région de Martissant, la seule entrée sud de la capitale et affligée par la résurgence de gangs armés, dont nombreux seraient à la solde des actuels dirigeants.

Selon le nouveau patron de la PNH, les nouvelles mesures visent également à localiser les gangs armés, afin d’améliorer l’environnement au point de vue de sécurité. Toutefois, M. Ramil a évité de faire allusion aux divers problèmes logistiques que confronte l’institution policière se retrouvant avec des sous-commissariats ne possédant même pas une mobylette comme moyen de locomotion.

Rameau Normil, pour rassurer les riverains de Carrefour, a indiqué que « les patrouilles de police seront renforcées au Bicentenaire, également à Martissant, et la grande artère reliant Port-au-Prince aux départements du Grand-Sud du pays« . Ces zones précitées considérées comme des endroits de non-lieu, notons-le, connaissent une insécurité croissante avec des vols, des enlèvements et des meurtres en série.

Rappelons que cette semaine, plusieurs dirigeants syndicaux ont exprimé leur inquiétude face à la reprise des classes alors que le pays qui vit de scandale en scandale traverse une crise socio-politique et économique de grande ampleur.

Soulignons que dans le chapitre des scandales dénoncés la semaine dernière, figure le nom du questeur du sénat qui rejette d’un revers de main les allégations de corruption dont il fait l’objet selon un rapport de Fondasyon Je Klere FJKL et l’autre plus grande entorse causée aux maigres ressources du pays, c’est les quelques $100 millions qu’aurait raflés AgriTrans en développant un stratagème pour se transformer en Sofidai.