Le bandit « illégal » ne cesse de ridiculiser les policiers et semble bien informé des opérations menées pour le capturer. Selon le chef du parti AAA, passé à l’opposition, Arnel aurait été utilisé par la présidence issue de la mouvance « bandit légal », pour tenter de mettre l’opposition hors circuit
Samedi 6 avril 2019 ((rezonodwes.com))– Le sénateur Youri Latortue a accusé samedi le président Jovenel Moïse d’avoir fait utilisé le chef de gang Arnel Joseph, en le faisant rentrer à Port-au-Prince pour venir défiler avec ses troupes dans les rues, lors du mouvement « Pays Lock », afin de tenter de discréditer l’opposition devant le Core Group.
Pour ce leader de l’opposition, ancien allié du président, les relations privilégiées en haut lieu du hors la loi expliquent les agissements de celui-ci et les défaites de la police face aux troupes de l’ex-taulard qui semble être toujours bien informé des opérations policières menées contre lui.
Jeudi dernier, malgré la présence de plusieurs unités de la PNH et de soldats étrangers de l’ONU (Minujusth), dans la section communale de Poste Pierrot, les forces de police ont une nouvelle fois connu un piteux échec face aux hordes de “soldats” déployés sur des dizaines de motocyclettes dans cette région de l’Artibonite.
Au moins un policier a perdu la vie et quatre autres ont été blessés, selon les correspondants de presse de l’Artibonite, informations que les responsables de l’institution policière n’ont pas voulu commenter ou confirmer.
En effet, aucun haut gradé de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ne veut dresser le bilan de l’opération menée à Marchand Dessalines pour tenter de capturer une énième fois le chef de gang Arnel Joseph qui ne cesse de mettre à mal l’autorité de l’État dans l’opinion publique.
Le Robin des Bois du Village de Dieu, en s’emparant avec facilité des camions de marchandises pour approvisionner les infortunés résidents de ce bidonville situé dans la zone sud de la capitale haïtienne, a non seulement asséné un rude coup aux activités commerciales dans le Grand Sud, mais semble depuis quelque temps être le parfait exemple pour stimuler les “commandants à pieds nus” des autres quartiers chauds.
Actuellement, retranché dans son village natal, Arnel déclare vouloir vivre en paix, et se dit prêt à défendre sa vie et celle de ses “soldats”.