Mercredi 11 décembre 2019 ((rezonodwes.com))– La jeune économiste, Emmanuela Douyon, n’a pas la langue dans sa poche. La militante anti-corruption, invitée à se prononcer mardi au Congrès américain sur la crise sévissant en Haïti, a souligné le niveau de corruption existant au sein du pouvoir Tèt Kale.
La petrochallenger, qui aura 30 ans dans environ un mois, a mis à nu les agissements du président haïtien Jovenel Moise, dont la survie au pouvoir dépend essentiellement du support du gouvernement américain, alors qu’il est impliqué jusqu’au cou dans le dossier de dilapidation des fonds du programme d’aide vénézuelienne, PetroCaribe.
Aux membres du Comité des Affaires Étrangères de la Chambre des Représentants, Douyon a confié que la politique américaine en Haiti ne doit pas se concentrer essentiellement sur le court terme, au niveau de la stabilité.
En ce sens, elle prône une transition de rupture pour Haïti.
Emmanuela Douyon a plaidé pour une auto-détermination du peuple haïtien. afin que celui-ci puisse bâtir son pays., soutenant que la jeunesse revendicative ne permettra pas qu’un président, dont les mains sont trempées dans la corruption la dirige par décret, en absence de parlement et de toutes règles démocratiques.
Pour la responsable de la structure Nou Pap Dòmi, Jovenel Moïse ne dirige rien et ne mérite pas de rester au pouvoir. Le chef de l’État est incapable de prendre les mesures pouvant redresser la barque nationale et représente un obstacle sérieux à la tenue du procès PetroCaribe et à la bonne marche de la justice.