Les dirigeants dominicains vont-ils admettre le fait que Jovenel Moise soit encore au Palais National, le 7 février 2021, en dépit de la fin de son mandat constitutionnel ? Les dominicains, au regard de la situation actuelle avec les flagrantes violations de la Constitution, vont-ils plaider autrement la cause d’Haïti aux Nations-Unies ?
Jeudi 28 janvier 2021 ((rezonodwes.com))–La République dominicaine ne reconnaît pas Juan Guaidó comme chef d’Etat intérimaire du Venezuela, depuis le 5 janvier dernier, date à laquelle il a terminé son mandat de président de l’Assemblée nationale, a déclaré mercredi le ministre dominicain des Affaires étrangères, Roberto Álvarez.
M. Alvarez a expliqué que la République dominicaine ne reconnaît pas le Guaidó parce qu’elle comprend que « cela créerait un précédent lamentable pour l’avenir« .
Le ministre des affaires étrangères a aussi indiqué que son pays ne reconnaît pas l’Assemblée nationale vénézuélienne élue lors des élections de décembre dernier, qui n’a pas été bien vue par de nombreux pays, dont la République dominicaine, au motif qu’elle ne disposait pas de garanties démocratiques. L’Haïti de Jovenel Moise, indexé de corruption et de blanchiment d’argent, n’est pas loin de présenter les modèles d’élections pires que ceux reprochés à Maduro.
La République Dominicaine va-t-elle faire ces mêmes considérations à l’égard du gouvernement autoritaire de Jovenel Moise en Haïti, s’est questionné mercredi un analyste politique haitien. « Un CEP-Dermalog formé de 9 mercenaires occupe illégalement l’enceinte de l’institution électorale haïtienne sans jamais prêter serment devant la Cour de Cassation« , a-t-il rappelé à l’attention de BINUH démontrant une haine viscérale pour les pauvres nègres d’Haïti.
Ces dernières années, la République dominicaine s’est progressivement éloignée du gouvernement vénézuélien, avec lequel elle entretenait de très bonnes relations, tout comme Haiti, des relations séculaires, devenant ainsi bénéficiaire du programme Petrocaribe, par lequel Caracas vend du pétrole à des conditions très favorables à ses partenaires des Caraïbes.
Les fonds du programme Petro Caribe ont été dilapidés en Haïti et le nom de l’actuel dirigeant Jovenel Moise, s’est retrouvé plusieurs fois parmi de nombreux indexés de crimes financiers, dans un rapport accablant de la Cour des Comptes.