Jeudi 14 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Invités par l’Exécutif, les représentants des deux autres pouvoirs, n’ont pas honoré de leur présence la cérémonie à la sauvette organisée pour commémorer lundi l’e 216e anniversaire de la bataille de Vertières.
Isolé, contesté par la majorité des secteurs vitaux de la nation, le président Jovenel Moise, comme l’année dernière, a évité de faire le saut pour le Cap-Haïtien, où le site de Vertières est envahi par les manifestants de l’opposition pour défier le chef de l’État.
Le premier mandataire de la nation s’est donc contenté de faire le dépôt d’une gerbe de fleurs au Musée du Panthéon National (MUPANAH) et d’assister, à coté de ses plus proches collaborateurs, sur la pelouse du siège de la Présidence, à un terne défilé des soldats de la nouvelle armée, remobilisée d’une manière anarchique.
Animé par la peur de son propre peuple, le président Jovenel Moise a fait boucler auparavant l’aire du Champs de Mars et chasser les sans-logis et militants qui, en permanence, occupent les places publiques environnantes.
Dans son discours de circonstance, le président a prêché le dialogue et la paix, déclarant une fois de plus qu’il ne veut pas répondre à la violence par la violence, faisant fi, contrairement au président chilien, des brutalités policières et des exactions des civils armés ayant assassiné une cinquantaine de manifestants durant la dernières phase de « Pays Lock ».