Le Coddemir exige justice et réparation pour les journalistes assassinés
Vendredi 2 novembre 2018 ((rezonodwes.com))– Depuis l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU en 2013 de la résolution A/RES/68/163, Chaque 2 novembre marque la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Le Collectif des Organisations de Défense des Droits des Migrants et Rapatriés (CODDEMIR) en profite pour saluer les efforts consentis par les journalistes et la presse haïtienne en vue d’informer la population.
Par ailleurs, le Coddemir condamne fermement toutes formes d’attaques et violences perpétrées contre les travailleurs de la presse. S’ils s’efforcent, en dépit de leurs conditions de travail précaires, d’éclairer les lanternes de la population, ces «garde-fous» du système démocratique ne sont pas pour autant épargnés par les abus de tous genres. En effet, plus de 700 journalistes ont été tués dans le monde depuis le début du 21ème siècle dans le cadre de leur travail, selon l’ONU.
En Haïti, la situation n’est pas différente. Près d’une quinzaine de journalistes ont été assassinés entre 2000 et 2007. Le cas récent de la disparition du photojournaliste Vladjimir Legagneur illustre bien ce problème. Quand ils ne sont pas bastonnés, menacés ou intimidés, ils sont assassinés. Le pire c’est qu’en Haïti, la justice est trop partiale ou boiteuse pour punir les coupables.
Jean Léopold Dominique (3 avril 2000), Brignol Lindor (3 décembre 2001), Jacques Roche(14 juillet 2005) sont quelques exemples de compatriotes abattus parce qu’ils ont été gênants pour les fossoyeurs de la démocratie. Aussi, le Coddemir déplore-t-il que jusqu’à présent ces crimes restent impunis. Une société voulant progresser ne peut accepter l’impunité comme norme.
Le Coddemir croit que le combat pour la sauvegarde des acquis démocratiques comme la liberté d’expression devrait préoccuper tout le monde. Il rappelle qu’Haïti a perdu sept places dans le dernier classement (2018) de Reporter Sans Frontière sur la liberté de la presse. Le pays, en ce sens, occupe la 60ème place sur 180.
Face à cette situation combien inacceptable, le collectif exhorte les autorités concernées à travailler afin de prévenir et contrecarrer cette violence. Cela se fera en traduisant en justice et en condamnant les auteurs de crimes et violences contre les journalistes. Le Coddemir les invite aussi a créer des conditions propices permettant aux journalistes de travailler en toute quiétude tout en ayant accès aux informations dont ils ont besoin.
Fait à Port-au-Prince, le 31 octobre 2018
Pierre Garot Néré, directeur exécutif
Tel: 3717 4703