Alors que le président haitien Jovenel Moise, en mal de redorer son blason depuis la publication du rapport Petro Caribe, l’indexant dans des actes de corruption grave par l’usage de « stratagème » et d’usurpation de titre, mais encore au pouvoir grâce à l’appui inconditionnel des Etats-Unis, du Vatican, de l’Onu et que celui-ci espérait une invitation pour Kingston, le Premier ministre de Trinité-et-Tobago se joint à son homologue de la Barbade pour décliner l’invitation à participer à un mini-sommet caribéen présidé par le Secrétaire d’État américain mardi à la Jamaïque.
Mardi 21 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– La BBC de Londres a rapporté mardi que les premiers ministres de la Barbade et de Trinité-et-Tobago boycottent une réunion prévue avec le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, dans une protestation croissante entre les pays des Caraïbes qui sont ouverts à l’amélioration des relations avec l’administration Trump, et ceux qui se sont opposés aux pourparlers par principe.
Pompeo dont l’avion atterrit en début d’après-midi du mardi à la Jamaïque, devrait rencontrer sept dirigeants des Caraïbes, incluant l’éternel ministre démissionnaire haitien des Affaires EWtrangères, Edmond Bocchit, pour discuter des préoccupations régionales, notamment la crise politique au Venezuela, le commerce et la sécurité nationale des pays de la région.
Pour le Département d’Etat, les pourparlers de mardi révèlent d’un caractère particulier et constituent un nouveau départ avec les renouvellements formels des liens entre les États-Unis et Caricom, l’organisation de 15 membres qui défend les intérêts régionaux collectifs.
Le Premier ministre de la Barbade, Mia Mottley – qui est également la présidente de Caricom – a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’elle n’assistera pas à la réunion en Jamaïque, qu’elle a décrite comme « une tentative de diviser la région« .
Le Premier ministre de Trinité-et-Tobago, Keith Rowley, a ensuite rejoint le boycott de Mottley, annonçant lundi qu’il ne participera pas non plus à la réunion. «[Elle] a le plein appui du gouvernement et du peuple de Trinité-et-Tobago pour définir nos principes et notre vision de l’unité des Caraïbes. Dans l’attente de l’unité des Caraïbes, le Premier ministre de la Barbade parle au nom de Trinité-et-Tobago », a déclaré Rowley dans un discours.
La rencontre avec des leaders les Caraïbes survient un an après que les dirigeants jamaïcain, bahamien, lucien, haïtien et dominicain eurent rencontré Trump en privé dans son complexe de Mar-a-Lago. Trump a promis une aide à l’investissement en échange du soutien des intérêts américains.