Le président Jovenel Moise ne serait pas tout seul dans cette démarche, car des fanatiques aveuglés dont certains nés après les événements du 7 février 1986, ignorant ou feignant d’ignorer le passé tumultueux de ce pays, se font également les complices de l’état de désintégration de la société et du haut degré élevé de la corruption en Haïti…
Première Révolution : Après avoir mis la France en déroute à Vertières en 1803, pour mettre fin à un esclavage inhumain des plus cruels de l’histoire moderne de l’humanité, Haïti a provoqué une autre révolution, la deuxième, autour de 1920 en combattant l’Occupation des Etats-Unis de 1915 à 1934 pour finalement parvenir à la 3ème révolution en venant à bout du régime féroce et dictatorial des Duvalier père et fils de 1957-1986 et soutenu pendant longtemps par l’international
Mardi 26 février 2019 ((rezonodwes.com))– « Que se passe-t-il en Haïti? » s’interroge le journal The Nassau Guardian qui dans une analyse de la situation socio-politique d’Haïti, souligne à l’encre forte que « la démocratie n’existe en Haïti que de nom« , n’en déplaise au président Jovenel Moise l’unique signataire d’un récent communiqué publié dans le journal officiel de la République formant un comité de facilitation qui ne verra pas l’aurore, prédisent déjà ses détracteurs.
« Haïti durant ces derniers jours depuis le 7 février 2019 entre dans sa quatrième révolution; le reste du monde peine à prendre conscience » dénote l’analyse de The Nassau Guardian. En effet, poursuit le quotidien des Bahamas, « après sa révolution en 1804 devenant ainsi la première nation noire au monde indépendante à déraciner l’esclavage pour le reste du monde, le 1er janvier 1804, il provoqua une autre révolution autour de 1920, combattant l’occupation américaine de 1915 à 1934« .
A la génération montante et à tous ceux ayant toujours tendance à oublier leur passé et prêts à déformer la vérité historique, le journal revient sur les atrocités commises par le régime sanguinaire des Duvalier. « Trente années de cruelle dictature des Duvaliers de 1956 à 1986 ont été à l’origine de la troisième révolution qui a culminé avec la journée fatidique du 7 février » écrit The Nassau Guardian, « lorsque le peuple a finalement expulsé le dictateur et son épouse pour instaurer la démocratie« .
Aucun des présidents d’Haïti de 1987 à 2019, n’a été choisi de façon démocratique au sein de leur parti pour concourir à la présidence. Cette notion de démocratie, aucun d’eux ne l’a appris avant de venir gouverner tout un pays. « Mais ce n’est seulement qu’une démocratie de nom, en fait, dans la réalité, depuis les années 1989 à 2019, le pays a subi un modèle de fausse démocratie où tous les jeux de cartes ont été manipulés pour maintenir la masse des Haïtiens dans la crasse« , commente l’éditorialiste du journal bahamien.
Jovenel Moise, un des nationaux complices de l’international pour faire échec à la 4ème Révolution, selon The Nassau Guradian
Depuis le 7 février 2019, les haïtiens sont prêts pour le lancement de leur 4ème révolution afin d’en finir avec ce système d’exploitation engendrant le sous-développement, la corruption, la misère, l’impunité. Jovenel Moise en est le prototype. Il cherche par tous les moyens à dérouter les bjectifs principaux des manifestations en créant « commissions de dialogue sur commission » sachant pertinemment bien que ni l’une ni l’autre ne donnera aucun résultat escompté. « Il y a maintenant un mouvement pour se débarrasser de cette toile de fausse démocratie afin qu’au moins et enfin la grande majorité de la population jouisse de la tranquillité, du bien-être et de la paix chez soi » a souligné The Nassau Guardian faisant allusion au « pays lock« .
« C’est une proposition difficile parce que les forces nationales et internationales sont opposées à cette transition« , a révélé le journal.
Haïti émergé du sous-développement, aurons-nous cette chance quand le maître-commandeur est lui-mème un ancien esclave devenu libre ?
« C’est l’histoire de la lutte pour la libération de l’esclavage redimensionnée non seulement en Haïti mais dans le monde entier » a précisé The Nassau Guardian en concluant son analyse sur un simple questionnement. « Les maîtres de cet univers laisseront-ils une douzaine d’hommes libres entrer à la fois dans la béatitude du statut de classe moyenne ou vont-ils ouvrir la porte assez grand pour laisser pénétrer à la fois un million?«