Probablement trop occupé avec la bande à Gary Bodeau, à accélérer la « destitution » du PM Jean Henry Céant qui n’aura pas fait pire que l’ex-PM Jack Guy Lafontant, le président Jovenel Moise qui aurait connu lundi son plus beau jour au Palais national, depuis le « pays unlock« , ne s’est pas encore prononcé sur cette grave situation de tension régnant à la frontière Belaldères/Elias Pina
Port-au-Prince, lundi 18 mars 2019 ((rezonodwes.com))–Pour prouver que le pays n’a aucun dirigeant sérieux à sa tête, les soldats dominicains sont allés jusqu’à affronter des citoyens haïtiens sur la portion même du territoire national, qu’ils déclarent la leur.
Les motifs soulevés par l’armée dominicaine qui auraient tiré à hauteur d’homme, selon un membre de la Municipalité de Belladères au micro du Jounal Premye Okazyon du lundi 18 mars 2019, sont l’accaparement par les haïtiens d’une portion de terrain dominicain pour la construction d’un cimetière. Pour démentir cette assertion des autorités dominicaines, le premier citoyen de Belladères a affirmé qu’un de ses proches, sur ordre de François Duvalier, a été fusillé et inhumé à l’intérieur du cimetière en litige. Pour lui, ce cimetière daterait de presqu’un demi-siècle.
Les haïtiens sont également reprochés d’avoir pris possession dans une localité dénommée Cachiman (mot typiquement haïtien), une large bande de terre avec deux installations sportives : une pour le baseball et une autre destinée aux rencontres de football.
Les dominicains en partant vendredi à l’offensive pour la récupération en force de ces quelques kilomètres carrés, font monter très haut la tension dans la zone frontalière. Face aux actes de mécontentement soulevé par des manifestants haïtiens défendant la limite territoriale, les premiers affrontements avec les soldats dominicains se sont soldés par la mort d’un d’entre eux et ont fait deux blessés.
Les haïtiens de la frontière abandonnés à leur sort par le pouvoir démissionnaire de Port-au-Prince, s’opposent également à la construction d’une clôture d’environ trois kilomètres qui sera érigée dans la région, selon des journaux dominicains, « pour protéger les bureaux de la douane et de l’immigration dominicaine« .