par Gumais Jean-Jacques
Mercredi 3 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– Certes, les Haïtiens sont les premiers et les seuls responsables des malheurs d’Haiti. Cependant, quand dans le sport, la CONCACAF nous vole notre courage et dans la politique, la communauté internationale ouvertement nous impose une crapuleuse et odieuse administration; Nous comprenons clairement que Haiti n’a ni le monopôle de la corruption ni le standard international maléfique d’être le grand complice des malheurs des autres nations du monde.
Haiti est peut-être le dernier de la classe mondiale sur le plan de gouvernance économique et politique et au niveau des indices de développement humain mais la vérité historique nous dira que jamais et au grand jamais notre pays a contribué aux maux d’aucun peuple sinon que le fardeau d’être le bouc émissaire mondialement reconnu pour avoir jadis chambardé l’ordre mondial esclavagiste, raciste et colonialiste des puissances de ce monde. Nos victoires sont toujours prises entre l’enclume de réjection internationale et nos déboires sous le marteau complice de faux amis de la communauté internationale.
D’une part, l’élimination provoquée de nos héroïques grenadiers par la sélection Mexicaine sur un penalty inexistant traduit sans ambages que même dans le football, la bureaucratie sportive de la région a comploté contre notre courage Dessalinien et notre mentalité de vainqueur en voulant tout simplement offrir d’avance cette victoire au Mexique pour des raisons purement tendancieuses dont les profits d’une finale Mexique vs Etats-unis laissent déjà planer le doute d’une présomption de corruption alléchante.
D’autre part, l’hypocrisie Dominicaine qui réclamait sans relâche une forte occupation onusienne pour Haiti et s’abstient lors du vote de la création de BINUH; Et le double standard géopolitique Américain sur les dossiers vénézuelien et Haitien, ne laissent-ils pas à découvert la carte du complot international? Comment en ce temps de crise généralisée, de faillite économique et urgence humanitaire, d’absence de leadership et de projet politique, du plus grand crime financier qu’est la dilapidation des 4 milliards de dollars des fonds Petro Caribe, de corruption flagrante de plusieurs membres de cette administration, de crimes organisés, de massacre ôtant la vie d’une centaine d’haitiens, d’obstruction à la justice, de persécution contre des juges et de violation systématique des droits humains, la communauté internationale puisse s’arroger le droit de donner honneur et mérite à un tel régime?
En conclusion, la compréhension des actions et stratégies des pays se disant amis d’Haiti et ce vole historiquement odieux de la part de la CONCACAF révèlent le caractère failli et indécent du système international, qui à chaque fois se montre toujours dans les mauvaises pages de l’histoire Haitienne aux cotés de ces imposteurs locaux qui veulent constamment piétiner la fierté et l’espoir de tout un peuple.
Ainsi, c’est facile pour les puissances du monde d’épauler les générations de chaos et brandir la carte de changement de régime au nom de la démocratie quand leurs intérêts sont en jeux. Mais il est pratiquement impossible pour ces mêmes puissances de montrer le moindre signe de support quand une génération assoiffée de Justice sociale exige changement systémique qui substantiellement transformera Haiti à jamais.
Gumais Jean Jacques,AvMP
jjgumais@gmail.com