« Le mandat qui avait été confié à Jovenel Moise est révoqué vendredi par la souveraineté populaire. Celui-ci n’a jamais été un patriote », Me. André Michel sur « Ranmase« .
Malgré le discours du président, qui a appelé mercredi à une trêve dans les manifestations et prôné un gouvernement d’union nationale, des milliers d’haïtiens ont manifesté vendredi leur colère contre un système corrompu qui maintient les indicateurs socio-économiques les plus bas du continent.
« La mobilisation générale du vendredi est un plébiscite » sénateur Patrice Dumont à Ranmase.
Samedi 28 septembre 2019 ((rezonodwes.com))– Plusieurs villes de province d’Haïti ont été le théâtre vendredi de fortes manifestations anti-gouvernementales organisées par les secteurs de l’opposition pour exiger la démission du président Jovenel Moise, a rapporté l’agence de presse Prensa Latina.
À Petit-Goâve, à environ 70 kilomètres au sud de Port-au-Prince, le tribunal de première instance a été incendié, tandis qu’à Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, de violents affrontements ont opposé policiers et manifestants qui ont mis le feu à certaines résidences.
Les Succursales de la Société Générale Haïtienne de Banque S.A. (Sogebank) et la Banque Nationale de Crédit (BNC) ont été attaquées à Saint-Marc, ville située à 96 kilomètres de Port-au-Prince. Dans cette même ville, les policiers du commissariat de police de Freycineau ont baissé leurs armes à l’arrivé des manifestants en colère.
A Jérémie, les protestataires ont incendié des véhicules au sein de la délégation ministérielle. À Jacmel, des affrontements ont eu lieu entre des manifestants et la police, qui les ont dispersés à l’aide de gaz lacrymogène. Jusqu’à présent, les autorités officielles n’ont pas offert de bilan des manifestations particulièrement intenses à Port-au-Prince.
Les entreprises des zones métropolitaines de Delmas et de Pétion-Ville ont été saccagées par des manifestants en colère qui ont promis de rester dans les rues jusqu’à la démission du chef de l’Etat. Plusieurs individus ont été arrêtés par la police pour cause de pillage et de trouble à l’ordre public dans les quartiers de Delmas et de Pétion Ville, tandis que les blessés étaient soignés sur place et transportés dans des centres de santé.
À Cité Soleil, la population a envahi le quartier général du Corps d’intervention et de maintenance de l’Ordre (CIMO) et armes, munitions, gilets par balle ainsi que l’équipement du lieu, ont été emportés par la foule en furie et bafouée par Jovenel Moise ne cessant de renouveler ses promesses fallacieuses alors que le combat contre la corruption n’a jamais été entamé.
Notons que la mobilisation générale de vendredi fait suite à deux semaines de manifestations qui ont secoué le pays en raison de pénuries de carburant et contre le forcing du sénateur Carl Murat Cantave voulant à tout prix installer le gouvernement de Fritz William Michel (nèg kabrit’la), accusé de délit d’initié et présumé distributeur de pots-de-vin à au moins 5 sénateurs.
Le président Jovenel Moise, pour sa part, dans son message de mercredi matin, a répété qu’il restera à son poste et a plaidé en faveur d’un gouvernement d’ union nationale. Une proposition rapidement rejetée par des membres de l’opposition déclarant ne jamais vouloir et en aucune manière composer avec un « usurpateur de titre« , un « dilapidateur de fonds de Petro Caribe » et par-dessus tout un « menteur corrupteur corrompu« .