Où sont les jeunes haïtiens et haïtiennes ?

par Marc Donald Orphée

Mercredi 20 mars 2019 ((rezonodwes.com))– En tant que jeune haïtien conscient de la nécessité du redressement social d’Haïti, les misères auxquelles elle fait face m’interpelle au plus haut point. Le pays est tombé dans la rigor mortis.

Plus les jours passent, plus ses problèmes augmentent. Car, il est dirigé par un ensemble d’amateurs inconscients, par un ensemble de politiciens qui n’ont pas réussi à transcender leur opportunisme, leur quête obsessionnelle de gain facile en vue de favoriser un front commun pour panser les plaies de notre société. Actuellement, le pays connaît les déboires d’une classe politique dont les supposés protagonistes ne pensent à la société que dans des discours claniques , démagogues, visant à amadouer le peuple pour conserver le pouvoir ou pour se hisser au pouvoir. Cette classe politique est amorphe.

Cette situation doit interpeller les jeunes haïtiens et haïtiennes sur la nécessité de prendre leur destin en main. Pour se redresser, notre société doit pouvoir compter sur ses jeunes dynamiques et conscients que leur génération doit répondre aux multiples problèmes menaçant l’avenir du pays : la croissance démographique, l’insécurité, le retard du pays…

En ce sens , il est fondamental de croire que tout n’est pas fini, qu’un autre pays est possible.Mais il ne faut pas abdiquer face au désespoir ambiant. Au contraire, il faut redoubler d’efforts et d’engagement en vue de créer une synergie pour régénérer le pays de ses cendres.

C’est la condition per quam pour que les jeunes soient véritablement l’avenir. Il y n’a pas d’avenir sans engagement dans le présent. Les jeunes haïtiens doivent se faire entendre. Comme disait Clemenceau :  » gloire au pays où l’on parle, honte au pays où l’on se tait ».

J’ajoute que les jeunes haïtiens ne sont rien dans la construction de l’intérêt général haïtien, parc qu’ils se taisent, parce qu’ils ont peur d’assumer leurs convictions et leurs opinions. Les jeunes doivent se faire entendre. Une jeunesse consciente est un atout de développement. À l’instar de la jeunesse Algérienne, la jeunesse haïtienne doit prononcer son mot sur le désenchantement social haïtien.

James Marc Donald ORPHÉE