Les manifestations tenues au cours de la journée du 18 novembre, date du 215e anniversaire de la Bataille de Vertières, ont été suivies lundi par une grève générale lancée par le secteur syndical et qui a paralysé les activités à Port-au-Prince et dans certaines villes de province


Lundi 19 novembre 2018 ((rezonodwes.com))– Les activités ont été complètement paralysées lundi dans la capitale haïtienne, au lendemain d’une journée de manifestations lancées à travers le pays par les syndicats pour exiger des éclaircissements sur l’utilisation des fonds du programme Petro Caribe et le départ du pouvoir du président Jovenel Moïse.

Les entreprises privées, les banques commerciales et certaines ambassades ont gardé leurs portes fermées, alors que la plupart des bureaux publics n’ont pas fonctionné dans les principales municipalités de la région métropolitaine.

Les véhicules de transport en commun se faisaient rares et très peu d’écoles étaient prêtes à recevoir des écoliers, d’ailleurs, totalement invisibles dans les rues malgré les appels du ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, Pierre Josué Agénor Cadet, qui a condamné le mouvement de revendication et a tiré à boulets rouges sur les leaders de l’opposition, les accusant de vouloir enfermer les jeunes du terroir dans l’ignorance.


Dans certaines villes de province comme le Cap-Haïtien, Saint-Marc et Les Cayes, la situation n’était pas différente. On a même pu noter des mouvements de colères de la part de partisans du pouvoir dans l’Artibonite, le Nord, le Sud et le Plateau Central, qui dénonçaient une séparation non équitable de sommes d’argent distribuées par les autorités pour casser les mouvements de protestation du 18 novembre.

Satisfaits de cette première journée de grève, les initiateurs ont félicité la population haïtienne, qui selon eux, ont respecté le mot d’ordre de grève à près de 90% et lui ont demandé de refaire le même geste demain mardi.