Les tweets du président Jovenel Moise des 14 et 15 mars, pour la consommation à l’extérieur, sont loin de refléter la réalité du terrain, pour les raisons suivantes:
1) une crise de famine aiguë est annoncée à nos portes au-delà de juin.
2) avec la « fermeture » de la frontière Haiti-RD, nous sommes entrain de scier la planche dessus de laquelle nous nous sommes assis.
3) si les installations solaires photovoltaïques étaient si efficaces, pourquoi tant de villes et localités sont-elles toujours plongées dans le black-out depuis tantôt 3 mois?

Port-au-Prince, lundi 16 mars 2020 ((rezonodwes.com))–« Eksperyans nap fè ak enèji solè, pou bay kiltivatè yo kapasite pou yo ponpe dlo pou wouze jaden yo san tèt chaje, rive nan lokalite Andwo nan komin Chansòlm nan depatman Nòdwès. Jodia gras ak sistèm solè nap enstale toupatou nan peyi a, plantè Andwo yo kòmanse fè bon jan rekòt », a déclaré le président Jovenel Moise alors que la FAO est à la recherche de plusieurs millions pour aider Haïti à traverser un mauvais cap.

Mais M. Moise qui a piteusement échoué dans son plan où toute technicité absente de doter le pays d’énergie électrique 24/24 comme promis en juin 2017 à Miami, essaie de jouer sur autre arc maintenant. A noter que le président n’est jamais revenu sur la distribution des « kits électriques » et n’a non plus adressé un inventaire de toutes les mesures susceptibles de garantir ou de favoriser l’expansion de ce programme. Gestion opaque oblige.

« Nou mete sou pye yon pwogram enèji solè pou pèp la ka gen kapasite poul ponpe dlo, wouze jadenl san pwoblèm. Nou poko rive nan tout peyi a. Men temwanyaj moun nan 2è seksyon komin answouj montre ke nou sou bon wout la e nou sèten nap rive fè lespwa boujonnen sou latè peyi Dayiti« .

« Faire revivre l’espoir« , un vœu pieux du président qui a plongé le pays dans une complète illégalité depuis le 13 janvier 2020, en instituant son second gouvernement de facto avec des femmes et des hommes n’ayant de compte à rendre qu’à lui seul. Lui, le nouveau maître des vies des étudiants et professeurs de l’Ecole Normale Supérieure, car eux, ils revendiquent à visage découvert non pas comme des « fantômes armés » fè koupe fè.