Des rues barricadées, des fortes détonations résonnent dans certains quartiers populaires. Le conglomérat du Bas-Delmas en état de siège résume le tableau du début d’une deuxième journée après la mort de deux présumés bandits, tombés dans des affrontements avec des policiers
Vendredi 29 janvier 2021 ((rezonodwes.com))–
Rien n’augure un panorama diffèrent après une journée de hautes turbulences vécue par les Port-au-Princiens, jeudi 28 janvier.
Des images virales sur les réseaux sociaux exposent des artères bloquées à la circulation automobile. Au Boulevard Toussaint Louverture, ce vendredi 29 janvier, des automobiles ont été placés au travers de la chaussée, pouvait-on observer.
Le mouvement semble avoir été revendiqué par des caïds de la coalition ‘’G9 an fanmi’’ révoltés par la mort de deux bandits abattus par les forces de l’ordre à Delmas. Il s’ensuit une situation de tension à la suite de fortes détonations automatiques, révèlent des sources.
À Bas-Delmas, un horizon clairsemé a été constaté. Des véhicules qui desservent le circuit Delmas-Centre-ville de Port-au-Prince, en raison des déflagrations qui retentissaient depuis la veille, évitent ce circuit. Les hommes armés des quartiers Boston, Belecou, Lasaline, Brooklyn, Chancerelles entre autres sur pied de guerre depuis plus de 24 heures, imposent leur loi et empoisonnent la paix dans ce secteur.
À la 3ème Circonscription de Port-au-Prince, la situation ne s’est guère améliorée. S’il est vrai que le Bicentenaire a été libéré des barricades, l’entrée sud de la capitale haïtienne est encore sous la menace des mouvements de certains civils armés qui espèrent couper cette voie du reste du pays. La veille, en raison d’un long bouchon, des citoyens ont été contraints de dévaler des kilomètres à pied pour regagner leur domicile, rapportent des résidents de Carrefour, interviewés par Rezo Nòdwès.
Sur la route nationale numéro 1, à hauteur de Canaan et de la Croix-des-Bouquets, le sommeil des résidents a été fortement troublé par des tirs nourris. Des usagers de la route ont dû s’impatienter pendant plusieurs heures dans leurs véhicules à la suite des échanges de tirs et des obstacles dressés sur la chaussée la veille et maintenus au réveil.
Hervé Noel