« La fusion entre les deux nations, c’est impossible » a déclaré Luis Abinader de passage à New York, lors d’une rencontre avec la communauté dominicaine

New York, samedi 2 mars 2019 (9rezonodwes.com))– Luis Abinader qui s’est empressé de déclarer « impossible » une « occupation militaire » du territoire d’Haïti par la République Dominicaine, sous la forme moderniste et pacifique d’une « fusion« , sait exactement de quoi il parle. Ce sera probablement la dernière forme d’humiliation que les descendants de Dessalines accepteraient depuis l’établissement d’un système de gouvernement après le 17 octobre 1806 et renouvelé et adapté au XXè siècle.

Toutefois, M. Abinader a indiqué qu’ »il devient important pour Haïti d’assumer ses responsabilités« . Selon les derniers constats, le gouvernement qui est à la recherche d’une aide humanitaire urgente, utilise parallèlement les fonds publics pour l’organisation de réjouissances aux Cayes, en particulier.

« Il est nécessaire que le monde soit conscient de cette réalité, en particulier les pays qui veulent que nous assumions la solution d’Haïti. L’aide que nous, les dominicains, avons donnée et continuerons d’apporter à Haïti est incontestable, mais Haïti exige la solidarité de la communauté internationale, en particulier des nations riches et puissantes, afin de l’aider à sortir de sa situation » a affirmé le potentiel candidat du Parti Révolutionnaire Moderne (RPM) à la présidence de la République Dominicaine.

Abinader, se référant à la déclaration de l’un de ses ancêtres a souligné que « les Dominicains, les Haïtiens et la communauté internationale devraient reconnaître, comme l’avait averti Juan Pablo Duarte, que la fusion des deux nations n’est pas possible« .

Soulignons que l’aspirant-candidat à la présidence se trouvait à Manhattan, le 27 février 2019, à l’occasion de la fête nationale dominicaine pour répondre à l’invitation de l’Institut Duartiano à Nueva York. S’il est clair pour lui « qu’une fusion Haiti-RD se révèle impossible », reste maintenant à connaître l’opinion des autres éventuels candidats qui ne manqueront pas de venir avec Haïti au centre des débats.

Et n’ en auraient-ils pas raison quand un élu a l’honneur de laisser à d’autres le soin de prendre à sa place des décisions orientant la nation dans un sens ou dans l’autre ?