Pour l’opinion publique, la dimension célère accordée au traitement du dossier opposant l’État haïtien aux responsables de la Société général d’Énergie est assimilable à la persécution politique ; une thèse rejetée par le magistrat Jacques Lafontant qui, néanmoins, n’a fait aucun suivi spectaculaire des dossiers en souffrance, tels ceux de Petro Caribe, massacre La Saline, surfacturations de kits scolaires en 2017, AgriTrans/Sofidai…

Port-au-Prince, mercredi 27 novembre 2019 ((rezonodwes.com))–Les responsables de la SOGENER et d’anciens hauts fonctionnaires de l’État sont attendus, pour une nouvelle fois, au Parquet, ce mercredi 27 novembre, en vue de répondre à la convocation du commissaire ai du Parquet de Port-au-Prince conformément à la dernière invitation datant du 21 novembre dernier.

Par cette assignation, Jacques Lafontant entendait s’enquérir sur les chefs d’accusation de faux et usage de faux en écriture privée, de surfacturation, d’enrichissement illicite, d’association de malfaiteurs entre autres retenus contre les convoqués. Se référant à cette affaire, des accusations pleuvent sur le traitement célère accordée à ce dossier et les suspicions politiques planant sur la démarche. En ce sens, le Chef du Parquet de Port-au-Prince conteste toute récupération politique.

‘’C’est inconcevable de penser que tout est politique dans ce pays. Je refuse toute
interprétation politique faite du dossier. Je ne suis pas en train de faire un jeu du Palais
national
’’, se défend Jacques Lafontant, contacté par Rezo Nòdwès.

Le commissaire ai du Parquet, nommé illégalement par un gouvernement de facto sans aucun pouvoir de nomination, entend constituer ses convictions sur les charges retenues contre les personnes invitées.

Rappelons que lors de la dernière invitation remontant au 21 novembre qui a été boudée par les concernés, le commissaire du gouvernement était vu descendre du même véhicule avec les avocats accusateurs. Soulignons que ce jour-là, une situation de tension a régné dans l’entourage du Parquet. Des rafales ont retenti provoquant la panique. Des agents de l’ordre ont monté la garde dans l’environnement du Palais de Justice de la capitale sans assurer les usagers du local.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com