Pasha Vorbe, membre du comité exécutif de ‘’Fanmi Lavalas’’ et des élus de cette organisation politique ne se comprennent pas sur la dimension de la crise politique actuelle. La dernière note soutenue par la commission politique de cette famille politique en réponse à la sortie de Pasha Vorbe en atteste un profond décalage. Et les contradictions s’installent…
Vorbes aurait altéré ses propos pour affaiblir le mouvement, selon des parlementaires élus sous la bannière de ce parti politique
Port-au-Prince, mardi 25 juin 2019 ((rezonodwes.com))–Par médias interposés, Pasha Vorbe, membre influent du parti politique ‘’Fanmi Lavalas’’, et des parlementaires de cette mémé structure s’affrontent sur la crise politique. L’homme d’affaires la veille a désapprouvé l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti, document politique élaboré et défendu par l’opposition politique appuyé par des élus Lavalas, pour lequel il dit déceler certaines contradictions.
‘’Tout le monde est convaincu que le système de gouvernance politique est dépassé. L’option à ce système demeure la démission du Chef de l’État, Jovenel Moise. Cependant, l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti, proposée par l’opposition se révèle un autre prolongement du système, ce qui prouve que ces dirigeants politiques sont à mille coudées des préoccupations de l’heure’’, a analysé Pasha Vorbe.
Dans le sillage de la sortie de l’homme
du sérail Lavalas, des élus ont pris le contre-pied de ses déclarations. Dans une
note parvenue à la rédaction de Rezo Nòdwès, des parlementaires liés à la
commission politique du parti ont désapprouvé l’intervention de Pasha Vorbe. Comme
un pavé dans la marre, les signataires de la position ont recadré le concerné.
‘’ La commission politique de ‘’Fanmi Lavalas’’ dénonce Pasha Vorbe dans ses velléités d’affaiblir la mobilisation populaire avec ses propos altérés. Pasha n’est qu’un colon incapable de saisir le sens de l’engagement du représentant national, Jean Bertrand Aristide à travers son outil de décolonisation mentale’’, ont réagi les députés Sinal Bertrand, Joseph Manès Louis, Roger Milien, Printemps Bélizaire, Vikerson Garnier.
Si les parties s’accordent sur le fait que Jovenel Moise doit partir, l’application de l’alternative de sortie de crise divise les éléments de cette famille politique. À l’instar des autres structures politiques minées par des divisions internes, le parti cher à Jean Bertrand Aristide, à moins d’une controverse provoquée peine à résister aux vagues de désaccords.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com