par Hervé Noël

Moins de 24 heures après avoir saisi la Cour des Comptes et le Tribunal des Référés pour signifier son désaccord à la procédure ayant accouché son renvoi, le Chef du gouvernement s’est résolu à présenter sa démission au Président de la République. Jean Henry Céant déclare éviter au pays un imbroglio constitutionnel.

Port-au-Prince, jeudi 21 mars 2019 ((rezonodwes.com))– Dans une correspondance adressée, jeudi, au Chef de l’État, Jovenel Moise, le chef du gouvernement censuré par les députés, Jean Henry Céant dit prendre acte de la nomination de Jean Michel Lapin comme Premier ministre ad intérim pour liquider les affaires courantes.

Le notaire et homme politique a également évoqué la thèse selon laquelle il veut éviter au pays la confusion.

’J’en ai pris acte. Pour éviter au pays, qui a tant de besoin de paix, un imbroglio constitutionnel, j’ai l’avantage de vous donner ma démission comme Premier ministre’’, a-t-il indiqué au Président de la République.

Jean Henry Céant sorti par la petite
porte ?

Le feuilleton aura duré plusieurs jours.

Après avoir été renvoyé lundi par une majorité écrasante (93 députés) à la Chambre basse, Jean Henry Céant tenait à s’accrocher à son poste.

Divers scénarios ont été mis en avant pour justifier son maintien à la tête de la Primature. D’abord l’ancien candidat à la Présidence du Parti ‘’Renmen Haiti’’ a sollicité le service d’un juge de paix pour constater sa présence au Sénat afin d’échapper à la motion de censure de la Chambre des Députés.

S’ensuivront également la saisie de la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif et celle du Tribunal des Référés pour traduire en justice le Président de la Chambre basse, Gary Bodeau.

Mais tout ce remue-ménage n’a semble-t-il, abouti à rien, car le président a finalement rapporté l’arrêté de nomination de Céant et a remplacé le notaire par Jean Michel Lapin.

Un coup dur et mauvais pour le leader du parti « Renmen Ayiti »

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com