Le sale jeu présidentiel hypocrite et exhibitionniste de vouloir faire endosser les sept péchés capitaux des imposteurs et des usurpateurs par un système pourri, est une courbe de 90 degrés, une diversion et une distraction pour tenter d’assurer une impossible échappatoire au débat réel de l’heure
Lundi 11 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Au terroir et à la diaspora, dans le même décor, la même dynamique, la même cohérence et la même symphonie, la toile est salie depuis les 6-7 juillet 2018, avec la même toile de fonds, les mêmes graffitis, les mêmes plaintes, les mêmes courroux, les mêmes réactions passionnelles et rationnelles : « Babay Moïse ! »
A travers des bêlements, bourdonnement, aboiement, grognement, grondement, roucoulement, sifflement, barrissement, gazouillement, hurlement, rugissement, croassement, roucoulement et des hennissements éclatants dans les rues, dans les médias et dans tous les coins, tout ce qui respire lance le cri perçant : « Kote Kob Petrocaribe a ? ».
Les ondes magnétiques sont fatiguées avec le même refrain ; les médias sont coincés, bloqués, empêtrés dans le même agenda, la même programmation diurne et nocturne : « La démission de l’ingénieur usurpateur siégé indignement à la Maison Blanche ». Les barricades passent de l’état embryonnaire et fœtal pour atteindre de la maturation dans la perspective d’accoucher, de manière naturelle ou par césarienne, la démission de l’expert en plantation de bananes pourries.
Il est vrai que ce régime politique kwashiorkor fait durer le plaisir douloureux comme dans une grossesse ectopique ou une déperdition trop prolongée ; mais, cette ère moderne de liberté, de justice et de démocratie pourvoie toujours, aux souffrants et aux martyrisés, des stratégies dominantes et des méthodes rationnelles pour pouvoir enfanter un bébé qui a épuisé la patience de toute une famille de plus de onze millions d’habitants, en quête d’un mieux-être bien mérité.
Cette ère moderne n’est pas réservée au sophisme et aux raisonnements creux
« Nos longs doigts ont été pris en flagrants délits dans des contrats déloyaux ; nos femmes et firmes sont impliquées dans des gabegies financières ; nos copains et nos patrons sont indexés dans des affaires louches d’enrichissement illicite. Ce n’est pas de notre faute ; c’est à cause du système ».
Les interventions lamentables des chefs d’Etat de ce régime politique amateur, arrivés comme des « extraterrestres » dans les positions régaliennes de la république, sont des sophismes et des paralogismes, des raisonnements logiques volontairement faux, pour tenter d’induire la population en erreur.
Apres s’être conforté dans le « marronnage », la surdité et le mutisme sépulcral, pendant de nombreux mois, le faux libérateur, concepteur de la machine de mensonges multicolores de bananes pourries, essaie inutilement de sortir des coups de résurrection en pointant un certain système prédateur, comme véritable obstacle à la concrétisation de ses promesses fallacieuses.
Comme un adversaire agonisant, après des uppercuts, des apchaggis et des bichaggis percutants reçus du petrochallenge, l’ancien président joue « anti-fairplay » en faisant un usage abusif des ressources publiques, à travers des accusations, des diffamations, des diatribes, des lancements de projets bidon et des annulations de contrats en dehors des règles de l’art.
Le mobile de ces nostalgiques de la bulle officielle consiste à bénéficier de la sympathie et de la pitié de la population que l’ingénieur bernait dans la farine pendant plus de deux ans. « Se kounya ou renmen peyi w ? A la gameuse ! Trop tard dans un monde trop vieux ; vos hypocrisies dans vos demandes d’excuses itératives, votre amour soudain pour les plus défavorisés, pour les policiers, les parents, les jeunes et les enfants, sont jetés à la poubelle. Le peuple haïtien sait lire entre les lignes, il comprend, il connait, il déduit avec dextérité vos manœuvres désespérées dans cette dernière caravane mort-née de réconciliation dans un « je t’aime, moi non plus ». Cette balle de la dernière chance que vous avez dans vos pieds liés finira par un auto-goal dans votre propre camp. C’est fini !
Le monde civilisé est plutôt dirigé par le syllogisme et la dialectique
« Toute personne qui dilapide les fonds publics doit finir derrière les barreaux ; or, Frank dilapide les fonds publics ; donc, Frank va croupir dans la prison ».
Ce raisonnement logique, connu sous le concept de syllogisme, emprunté à Socrate, s’inscrit dans un corpus dialectique indémontable et s’impose dans un cadre d’argumentations spatio-temporel universel. De telles thèses impartiales et persuasives sont à la base des prémisses et des balises consistantes pour dresser de soutenables plaidoiries de la justice qui doit accomplir sa noble mission objective comme une femme aux yeux bandés.
Des dizaines de chefs d’Etats et de chefs de gouvernement de l’Amérique Latine, de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique ont purgé leur peine en taule pour avoir perpétré des actes barbares, des crimes et de graves corruptions qui ont sapé les fondements démocratiques et qui hypothèquent le bien-être de leurs populations. Pourquoi des officiels de la République d’Haïti, adepte du même jeu démocratique, signataire des conventions, des chartes et des protocoles internationaux, en feraient exception à ces principes salutaires qui dissuadent les opérations infectes d’accumulation de richesse facile et de la mauvaise gouvernance.
Il a été confirmé par la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif qu’une pléiade de dirigeants cupides de la dernière décennie, dont l’ancien président actuel, ont été impliqués jusqu’au coup dans des malversations, des génocides, des blanchiments des avoirs et des crimes financiers, bannis par les institutions internationales de vigie. Comment de telles mains souillées, ces dirigeants prédateurs myopes, avides et aux têtes si vides, puissent-ils continuer de s’engager dans les dossiers stratégiques de la nation ?
A ce stade, sont-ils en train de faire le jeu collectif pour mener la population à la terre promise ou font-ils l’anti – jeu démoniaque pour décimer les vies innocentes exposées à des snipers étrangers et des bandits officiels qui exposent à longueur de journée Kalachnikovs, AK-47, mitraillettes et machettes pour décapiter, massacrer et exterminer les enfants, les jeunes, les madan-Sara, les commerçants, les entrepreneurs, les étudiants et les professionnels ?
Le système n’a jamais été le véritable nœud gordien empêchant l’implémentation des projets de développement du pays. Car, le système, vivant à travers nos pratiques et nos références, contient certes quelques faiblesses ; mais, il n’a jamais invité au vol, au crime, à la corruption et au banditisme qui sont, a contrario, condamné par la constitution et tous les textes de lois du pays.
Le manque, voire l’absence d’intégration de la diaspora dans les grandes décisions politiques, l’occupation des sièges officiels de l’Exécutif et du Législatif par des déshonorables sans lecture ni écriture, sont des déficiences notables du système. Il y a matières à l’équipe de transition pour corriger ces erreurs afin d’encourager les « Best Practice ». Cependant, le problème n’est pas tant dans le navire ; mais dans l’amateurisme, l’incompétence et l’incapacité des capitaines qui s’érigent en des imposteurs et des usurpateurs pour emmener la barque dans la catastrophe.
Trop de sang innocent a déjà coulé, sous les yeux de l’international, au su et au vu des pays dits amis d’Haïti. Ce régime a déjà mis en deuil de nombreuses familles. L’économie est dans une asthénie sans précèdent ; le tissu social est décousu, le politique bat de l’aile. Chaque bouffée d’oxygène toxique accordée, en pure perte et dans le désespoir, à cette équipe en coma, cause d’énormes déficits tangibles et intangibles à la nation.
Il est grand temps de finir avec cet enfantillage, ces comédies, ces crises, ces psychoses, ces méfiances, ces films d’horreurs qui ont trop duré et qui ont entrainé la fermeture des entreprises, le verrouillage des portes de salut, la déception, le désespoir, la dépression, la famine et la vulnérabilité de la population, croupie dans des conditions exécrables.
Carly Dollin
carlydollin@gmail.com