Le gouvernement refuse de mettre de l’ordre dans ses dépenses et de récupérer les sommes détournées par ses agents, mais consent allègrement à utiliser l’argent des contribuables pour liquider les dettes contractées auprès de ses créanciers


Port-au-Prince, mercredi 18 juillet 2018 ((rezonodwes.com))–  Les crédits prévus pour assurer le service de la Dette Publique, pour l’exercice fiscal 2018-2019, s’élèvent à vingt quatre milliards huit cent trente neuf millions cent dix neuf deux mille sept cent vingt soixante sept et 00/100 de gourdes (24 839119 767,00), a indiqué le gouvernement haïtien dans son nouveau projet de loi de finances déposé au parlement fin juin.

La répartition de ce montant permet de comprendre que 3,606,775,295 gourdes seront versées pour les intérêts et 21,232,344,472 gourdes en termes d’amortissement.

Cette rubrique représente la plus grande allocution budgétaire dans le projet de loi de finances 2018-2019. En clair, cela implique que l’état haïtien s’astreint à payer tous les mois environ 2 milliards de gourdes à ses créanciers alors qu’il ne se donne même pas la peine de contrôler la gestion des sommes empruntées ou collectées à travers ses services de perception.


Ainsi, l’administration dirigée par le président Jovenel Moise a consenti à accorder beaucoup plus de ressources financières dans le service de la dette que dans l’éducation, s’est lamenté l’économiste Kesner Pharel.

Régi par le Décret du 8 mai 1989, le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle a reçu comme enveloppe budgétaire environ 21 milliards de gourdes ( 21,130,162,917) et a sur sa responsabilité un effectif de 36,500 employés, comme effectif régulier, avec un salaire mensuel moyen de seulement 19,079 gourdes, soit une masse salariale de 696,399,950 gourdes.