Les 3, 4 et 5 décembre 2019 promettent des journées les plus mouvementées aux Gonaives, depuis le déclenchement des hostilités contre le régime de Jovenel Moise accusé de corruption et de détournement de fonds de Petro Caribe.

Gonaives [Cité de l’Indépendance], samedi 30 novembre 2019 ((rezonodwes.com))–Pour conserver le pouvoir et s’assurer de « yon ti pass kout« , le président Jovenel Moise serait prêt à payer le prix fort, au point « d’armer des déportés des Etats-Unis » pour rassurer ses partisans à Descahos, a appris Rezo Nòdwès, depuis la Cité de l’Indépendance.

« La lutte armée est désormais équilibrée » a indiqué un natif des Gonaives, qui, par le plus heureux des hasards, a-t-il confié au journal, se retrouve au cœur des événements emmenant l’un et l’autre à faire des confidences. Il a ajouté que les deux camps, celui de pro-pouvoir à Descahos et l’autre anti-Jovenel Moise à Raboteau, sont lourdement armés.

Aux Gonaives, a-t-il poursuivi, il y a un arsenal d’armes en circulation mises à la disposition des groupes antagonistes craignant toutefois que les journées des 3 et 4 décembre programmées pour appuyer le régime Tèt Kalé ne soient pas transformées en affrontements directs avec les opposants de Raboteau qui appuient la marche prévue pour le jeudi 5 décembre prochain.

Soulignons que des sénateurs de l’opposition ont manifesté l’intention de se rendre le 5 décembre sur la Place d’Armes des Gonaives, la ville qui a fait basculer le régime dictatorial des Duvalier, pour donner une nouvelle orientation à la lutte visant à décapoter le régime PHTK, sous lequel la plus grande partie des milliards de dollars de fonds de Petro Caribe a été détournée, selon un rapport officiel de la Cour des Comptes.