Vendredi 11 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Chez nous, beaucoup de mouvements de protestations qui s’organisent, les protestataires n’ont pas pu arriver à contrôler leurs émotions. Pour montrer leur ras-le-bol, fort souvent ils abattent des arbres pour barrer les itinéraires aménagés qui auraient pu faciliter le passage d’un lieu à un autre à pied ou en véhicule.
Une action traînant derrière elle diverses retombés négatives sur : notre milieu, la vie des humains, la couverture végétale du terroir, la vie des habitants de l’air à savoir les oiseaux ainsi que la vie d’autres espèces animales. Bref, elle nous prive des bienfaits de cette ressource combien essentielle pour notre société.
S’appuyant sur des recherches effectuées par moyen de l’internet, il semble que sur la planète entière, le peuple haïtien est le groupe d’hommes les moins capable de maîtriser leur colère au moment des manifestations. Ce peuple, lorsqu’il descend dans les rues pour soutenir une cause ou dénoncer les pratiques malhonnêtes, immorales des autorités, devient comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Crée plus de problèmes que ceux qu’existaient avant.
Et même quand le gouvernement aurait pu faire fausse route, aurait pu prendre une décision qui ne fait pas plaisir au peuple souverain. Couper des arbres pour obstruer les routes, est-elle la meilleure action qu’il puisse poser pour montrer son mécontentement? Est-ce cette pratique les manifestants pensent qui montrerait leur fureur?
En fait, un 21e siècle où le phénomène du « Changement climatique » devient un souci mondial, où les experts de l’environnement des autres pays prônent inlassablement la lutte contre ledit phénomène, et les arbres ont une part considérable dans tout ça. Il est donc aisé de comprendre que la coupe de bois n’est pas la pratique ou l’action idéale dont les hommes qui protestent pourraient en faire usage, pour faire montre qu’ils sont opposés à un fait.
Au contraire, cette action rend de jour en jour la couverture citée ci-haut plus dégradante. L’arbre est doté d’une importance capitale dans notre vie… De même que nous, il est un être vivant, mais privé de quelques-unes de nos capacités comme : marcher, parler etc. Néanmoins, peut respirer, nourrir, développer, grandir et reproduire.
Avant d’aller plus loin, laisse-moi avancer cette phrase qu’on nous a apprise en classe de primaire : « Les arbres absorbent le dioxyde de carbone et rejettent de l’oxygène que nous respirons ». Cet arrière c’est en vue de rappeler les multiples avantages qu’ils nous offrent. Les végétaux aident à lutter contre l’érosion hydrique, éolienne et retiennent les sols; sont une protection pour le terrain contre la chute massive des terres ainsi que la chute massive des rochers (glissement de terrain ou éboulement de montagne).
Ils aident à améliorer la qualité de l’eau, car ce sont eux qui protègent les nappes, régularisent le « Cycle de l’eau », servent d’habitat pour bon nombre d’espèces, sont économiseur d’énergie, sont purificateurs de l’air, sont synonymes de diversité biologique, sont au centre du développement de la médecine. De surcroît, jouent un rôle de climatiseur tout en réduisant les températures, protègent de la chaleur en apportant des zones d’ombre, atténuent le bruit (en servant de haie naturelle), sont une barrière naturelle contre les vents, les marées, sont imposante source génératrice d’aliments divers et sont aussi un moteur économique approuvé.
Il est désormais temps chers concitoyens de mettre un frein à l’abattage proprement dit. Le moment est arrivé de comprendre « Se manifester » ne veut pas dire : (démolir) / Kraze brize (en créole). Passer quelques heures au pied d’un / des arbre (s) pour le (s) jeter par terre question d’interrompre les voies de communication routières, ne nous emmèneraient à rien. Temps de prendre conscience sur l’importance des arbres et leur rôle déterminant dans la lutte contre le réchauffement climatique, la pollution et de la survie de notre espèce.
Le déboisement, qu’il soit pour faire des meubles, pour satisfaire le besoin d’énergie des ménages ou de la petite industrie (blanchisserie et boulangerie) ne joue pas en notre faveur. En revanche, enlève la richesse de la biodiversité dont nous en dépendons tous, nous privent de l’utilité des arbres (fruitiers /forestiers), détruit notre environnement.
Au lieu d’une destruction de la nature, mettons-nous ensemble pour compenser nos propres émissions et nos empreintes en commençant par mettre des pieds d’arbres en terre où le besoin se fait sentir ou en commençant par nous impliquer dans des projets de reboisement.
Jimmy DELISCA
Écologiste