Le message de Bocchit à Pompeo avec un brin d’audace, serait : »C’est pas la faute de Jovenel Moise, le garant de la bonne marche des institutions, si Haïti se retrouve aujourd’hui sans pouvoir législatif« .
La lutte contre le terrorisme international sera au centre de la rencontre programmée, ce mardi entre le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, et des dirigeants Caraïbe. Le chancelier haïtien Edmond Bocchit qui n’avait plus le droit d’entrer au Parlement haitien bien avant sa « caducité », est instruit de faire écho aux réformes engagées par l’administration de Jovenel Moise. Laquelle administration, sans budget 2019-2020, ayant à sa tête un premier-ministre de facto et illégitime depuis presqu’un an, a tout manigancé pour faire obstacle aux dossiers de dilapidation de fonds de Petro Caribe, des massacres de La Saline et de Bel-Air, les dossiers de corruption de Dermalog et de Sofidai entre autres…
Port-au-Prince, mardi 21 janvier 2020 ((rezonodwes.com))–Le chef de la diplomatie haïtienne, Edmond Bocchit, qui intervenait, mardi, sur les ondes de Radio Métropole a esquissé l’essentiel de son intervention dans le cadre de cette rencontre. Le dossier des élections législatives, la gouvernance par décret domineront le discours du chancelier haïtien.
‘’La communauté internationale n’est pas préoccupée par le contexte haïtien.
Cependant, elle encourage l’Exécutif à prendre les décisions qui s’imposent en
vue de remédier à cette situation caractérisée l’absence de Parlement’’, a défendu
Edmond Bocchit.
Jouer les Ponce Pilate
La crise sociopolitique qui
sévit en Haïti depuis moins d’un an s’est aggravée au départ, lundi 13 Janvier
2020 de la Chambre des Députés et le débat sur le renvoi de deux tiers du Sénat.
Conformément à la Constitution, l’Exécutif faute d’avoir pu tenir les élections
législatives à temps, devra diriger par décret. À ce sujet, le ministre haïtien
des Affaires, Edmond Bocchit impute la responsabilité aux parlementaires.
‘’Là où nous sommes aujourd’hui, ce n’est pas la faute de l’Exécutif. On doit toujours se rappeler que la loi électorale a été déposée au Parlement, mais malheureusement, elle n’a pas été votée. Voilà c’est la réalité, c’est le discours que je dois tenir’’, a insisté Edmond Bocchit.
Cette fois-ci, Edmond Bocchit n’aura pas à se plaindre qu’il est, en dépit d’être un ministre démissionnaire d’un gouvernement illégitime, en mesure de décider du destin de plus de 12 millions d’Haitiens.
Hervé Noël