L’arrêt ordonnance de la Cour d’appel de Port-au-Prince, prononcé par le juge Yves Altidor, demande l’élargissement des 17 prisonniers politiques arrêtés dans le cadre du dossier Petit-Bois. La décision à effet immédiat devra être exécutée après la levée d’expédition, au greffe de la Cour
Mercredi 24 mars 2021 ((rezonodwes.com))– Le président du Collège, Yves Altidor après avoir évoqué les considérants, ordonne la libération de 17 prisonniers politiques arrêtés le 7 février dernier sur l’Habitation Petit-Bois pour , selon le régime Tet Kale, tentative de coup d’État.
Le Collège après avoir apprécié les faits et considéré la demande du ministère public représenté par le substitut Claude Jean, a décidé de faire droit au conseil de la défense au regard de la loi.
Ainsi donc, la Cour d’appel a infirmé l’ordonnance de la juge Grecia Norceus, autorisant la libération du juge Yvickel Dabresil, sans les 17 autres prévenus interpellés le même jour à Petit-Bois. Le président Yves Altidor a souligné que les personnes ont été arrêtées sans mandat, en dehors du flagrant délit, contrairement à l’article 24-2 de la Constitution.
Une victoire historique, estime l’avocat André Michel, au terme d’un siège expéditif. Par cet arrêt, un brin d’espoir pour le relèvement de la justice haïtienne se dessine, a-t-il conclu.
La famille Buteau, représentée par le docteur Jean Hénold et l’historien Pierre a salué la décision du Collège de la Cour d’appel. Ils estiment que leur frère et les autres citoyens ont été arrêtés injustement.
À ce stade, il revient d’appliquer les procédures relevant de l’extraction des détenus. Selon l’avocat Arnel Rémy, au regard de la diligence évoquée, sans recours, les 17 prisonniers, dont Louis »Loulou » Buteau, Claude Veillard, Marie Antoinette Gauthier, etc… devront recouvrer leur liberté.
Hervé Noël
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