Sur le macadam, les voix se sont convergées vers un seul refrain ; justice et réparation pour la famille du Bâtonnier Monferrier Dorval, ses proches et la communauté juridique. Le conseil de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, la Fédération des Barreaux d’Haïti, deux instances initiatrices de la marche, comptent se mobiliser jusqu’à ce que justice soit rendue
Jeudi 3 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Aux premières heures, du jeudi 3 septembre 2020, devant le cabinet Dorval, à la rue Rivière, le rassemblement des avocats s’est renforcé avec la présence des militants politiques, des acteurs du secteur des droits humains et d’autres personnalités.
Dans la foule des participants, des slogans résonnent pour dire non à l’inacceptable, non à l’impunité et exiger justice pour les victimes du train infernal de l’insécurité.
L’assassinat, le vendredi 28 août dernier, du bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Monferrier Dorval, en sa résidence à Pèlerin révolte des avocats contraints de fouler le macadam pour exprimer leur ras-le-bol.
Les avocats, vêtus de leur toge noire, n’ont pas ménagé leurs efforts pour faire écho à leurs revendications. Pour eux, le coupable du crime est connu de tous et il faut que la justice s’active pour remonter le réseau des criminels.
L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Gervais Charles, est sans équivoque. Le meurtre du bâtonnier doit être l’étincelle devant chambarder le système.
Maitre Carlos Hercule, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de la capitale, moins loquace, estime que les crimes de sang doivent cesser, et qu’il revient à la justice de se mobiliser.
Les annonces formulées par le commissaire du gouvernement a.i. de Port-au-Prince sont loin de calmer les esprits et rassurer les protestataires. Gabriel Ducarmel, s’exprimant en conférence de presse, lundi 31 août dernier, a révélé que de possibles complices sont entre les mains de la justice aux fins d’enquête. Sans citer de noms et de chiffres, le CG Ducarmel a garanti que la justice triomphera, et que la famille, les proches et la communauté judiciaire trouveront justice.
À l’avenue de la République, devant les parages du Palais national, des militants politiques se sont fait distinguer. Ils ont dressé des barricades, provoqué les forces de l’ordre avant d’être dispersés violement par les policiers.
Hervé Noel
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