Intervention de Madame Marie Ghislaine Mompremier, ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, au Centre d’Information Permanentes sur le Coronavirus (CIPC), ce mercredi 6 mai 2020
Vendredi 8 mai 2020 ((rezonodwes.com))– Madame Marie Ghislaine Mompremier, ministre à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes a intervenu ce mercredi 6 mai 2020 au Centre d’Information Permanentes sur le Coronavirus (CIPC), en vue de faire un bilan des activités de son ministère dans le cadre de la prévention du COVID-19 depuis le 3 avril dernier.
Selon Madame Mompremier, dès son arrivée au Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, son équipe fait face à la pandémie du COVID-19. Selon elle, « le coronavirus est bien réelle, elle est vraie et elle se propage à travers le monde ».
Elle indique son institution apporte son appui au gouvernement qui a adopté des dispositions et effectué des mises en place en vue de vaincre le coronavirus. C’est ainsi que le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes participe à tous les programmes de sensibilisation mis sur pieds par le gouvernement. En ce sens, ils ont produit des affiches, diffusé des messages vocaux, ils ont installé des seaux d’eau chlorée et du savon pour les usagers. Pour elle, les gestes comme le lavage des mains, paraissent simples et insignifiants, pourtant, en les appliquant, on peut sauver beaucoup de vies.
A propos du confinement, la ministre Mompremier encourage les femmes haïtiennes à éviter les grossesses non désirées et de dénoncer toute forme de violence.
Madame Mompremier informe avoir rencontré les responsables de ONU-Femmes pour envisager comment travailler pendant la période d’urgence avec les femmes des différents départements du pays. Elle affirme également que le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), avait organisé des séances de formation pour son personnel en vue de mieux se comporter face à la pandémie.
Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes collabore avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), et le Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES) dans la distribution de kits hygiéniques, de kits de cuisine et de la nourriture à plusieurs organisations de femmes à travers le pays. Plusieurs masques reçus du gouvernement ont déjà été distribués particulièrement aux employés.
Madame Mompremier dit travailler sur un plan en vue d’être mieux armée pour combattre le COVID-19. Une commission a été mise sur pieds avec des représentants de plusieurs entités pour l’élaboration de ce dit-plan, explique-t-elle.
En ce qui concerne l’allocation accordée par le gouvernement en faveur des couches les plus vulnérables de la population, le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes a remis une liste de 15.000 femmes devant bénéficier de cette initiative. Selon Mme Mompremier, cette liste a été élaborée de concert avec les mairies, les ASECs, les CASECs, les organisations de femmes et avec les 10 bureaux de coordination départementales existant à travers le pays.
Le Ministère à la Condition Féminine a initié un programme en vue de permettre aux infirmières intéressées à faire une spécialisation en tant que sages-femmes. Ces professionnelles de la santé participent également dans la campagne de sensibilisation et de prévention du COVID-19, affirme Mme Mompremier. Elle encourage la population à respecter les gestes-barrières en vue d’éviter la contamination par le COVID-19.
Enfin, Mme Mompremier annonce que son ministère se prépare à célébrer la « journée internationale de la santé des femmes » le 28 mai prochain, toujours en collaboration avec l’UNFPA.
Par ailleurs, à propos des accusations formulées à l’encontre de M. Yves Jean-Bart, le président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), Mme Mompremier rappelle que son ministère avait publié une note de presse à ce sujet pour indiquer qu’il s’agit d’une allégation faite par un journal anglais « The Guardian », indiquant que M. Jean-Bart aurait violé des enfants hébergées au ranch de la Croix-des-Bouquets,
Elle rappelle que l’Etat haïtien a ratifié plusieurs conventions internationales se rapportant à la protection des femmes dont celle adoptée a Belém do Pará, au Brésil, le 9 juin 1994. Elle indique également qu’en 2005 son ministère avait modifié plusieurs articles du Code pénal haïtien qui d’ailleurs, n’a jamais été abrogé.
Selon la ministre, « Yves Jean-Bart n’est ni coupable ni accusé, il revient au
Ministère de la Justice d’instruire le commissaire du gouvernement qui devra mettre l’action publique en mouvement en vue de faire la lumière sur ce dossier de concert avec le cabinet d’instruction », a-t-elle affirmé. Les parents de ces enfants en question devront formuler des plaintes si nécessaire, poursuit-elle, en précisant que le Ministère de la Jeunesse et des Sports doit également jouer sa partition.
JL